Sénégal : la police fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants opposés à la réforme constitutionnelle

arriyada: La police sénégalaise a fait usage de gaz lacrymogènes lundi pour disperser des manifestants devant le Parlement, alors que les députés débattaient d’un amendement constitutionnel visant à accroître les pouvoirs législatifs au détriment de ceux du président. Selon les détracteurs du projet, cette proposition pourrait rompre l’équilibre des pouvoirs au sein du gouvernement.

o Des organisations de la société civile et des partis politiques sénégalais affirment que cette réforme constitue une tentative de prise de pouvoir de la part du président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre, Ousmane Sonko.

o Le différend relatif à la réforme constitutionnelle risque d’aggraver les divisions politiques au Sénégal, particulièrement entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

o Le limogeage de Sonko en mai dernier avait déjà mis en exergue une fracture croissante concernant les réformes et la gestion d’une crise de la dette de plus en plus préoccupante.

o Les relations entre les deux hommes sont restées tendues après l’élection de Sonko à la présidence du Parlement.

o Le projet de réforme constitutionnelle est porté par le parti au pouvoir, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), dirigé par Sonko. Les modifications proposées incluent une disposition interdisant à un président en exercice de diriger un parti politique. Bien que membre du Pastef, Bassirou Diomaye Faye n’y occupe plus de fonction officielle.

o Une coalition politique soutenant le président a réclamé le retrait immédiat du projet de loi, affirmant que le chef de l’État doit pouvoir exercer pleinement ses prérogatives.

o Bassirou Diomaye Faye a été élu il y a deux ans avec le soutien d’Ousmane Sonko, figure charismatique bénéficiant d’un large appui de la jeunesse, qui n’avait pu se présenter lui-même en raison d’une condamnation pour diffamation.