arriyada: La police kényane a annoncé, le 5 mars, avoir secouru 70 ressortissants étrangers lors d’une opération menée dans une habitation suspecte du quartier de Ruai, à Nairobi, dans le cadre d’une enquête sur un réseau présumé de traite d’êtres humains. Selon un communiqué officiel, les victimes ont été découvertes enfermées dans une maison à la suite d’un signalement de riverains faisant état d’activités suspectes.
Parmi les personnes secourues figurent 66 Éthiopiens et quatre Érythréens.
Les autorités ont également arrêté un suspect kényan soupçonné d’être impliqué dans cette affaire. Cette intervention s’inscrit dans les efforts continus du Kenya pour lutter contre la traite d’êtres humains et les fraudes à l’immigration, des phénomènes en pleine expansion dans la région.
Début février, les forces de sécurité avaient déjà intercepté deux individus suspectés d’appartenir à des réseaux similaires à l’aéroport international Jomo-Kenyatta. Un passager en partance pour Amsterdam avait été appréhendé en possession d’un visa falsifié, tandis qu’un ressortissant soudanais se rendant au Royaume‑Uni avait été intercepté avec un faux titre de résidence britannique. Plusieurs facilitateurs présumés de ces filières avaient également été arrêtés.
Face à la montée de ces réseaux criminels transnationaux, le président kényan William Ruto avait alerté, en juin 2025, sur la sophistication croissante des organisations impliquées dans la traite d’êtres humains. Selon lui, ces groupes opèrent désormais à travers des structures clandestines internationales, recourant notamment aux réseaux sociaux, aux communications chiffrées et parfois aux cryptomonnaies pour coordonner leurs activités.
Le Kenya n’est pas un cas isolé. En octobre, les autorités ghanéennes avaient arrêté trois ressortissants nigérians soupçonnés de diriger un réseau de traite, permettant la libération de sept victimes. En Ouganda, la police avait également interpellé, en mai, cinq ressortissants de la République démocratique du Congo accusés d’avoir tenté de faire passer clandestinement 19 enfants vers des camps de réfugiés.


