Coup d’État au Niger : la France n’a pas réussi à expulser les terroristes du pays

 Le chef de la junte militaire au Niger, le général Abderrahmane Chiani, a déclaré que la France n’avait pas réussi à expulser les « terroristes » du Niger, estimant que le nombre de « terroristes » avait augmenté ces dernières années avec la présence militaire dans le pays.

 Chiani a ajouté, dans une interview à la télévision nationale, que le Niger était menacé d’« extinction », ce qui l’a contraint à prendre la décision de se retourner contre le président Bazoum.

 Le général poursuit : « Le pays était un jour menacé d’extinction, alors nous avons décidé de prendre des mesures parce que les individus (dans le régime de Bazoum) n’écoutaient pas leurs conseillers militaires. »

 Chiani a souligné que c’est le peuple nigérian qui « déterminera les futures relations avec la France ».

 Ces déclarations interviennent une semaine après que Macron a annoncé le retour à Paris de l’ambassadeur au Niger, Sylvain Eteh, et le départ d’environ 1 500 militaires déployés au Niger « d’ici la fin de l’année ».

 Le nouveau régime militaire avait ordonné le départ de l’ambassadeur et annulé les accords de coopération militaire avec Paris, réitérant sa volonté de retirer les forces françaises.

 Chiani a souligné que la France « n’est pas le seul pays avec lequel nous entretenons des relations culturelles », en réponse à la suspension par Paris de la délivrance de visas au Niger, au Burkina et au Mali.

 L’ouest et le sud-est du Niger sont témoins d’attaques armées commises par des groupes, dont la plupart sont liés à Al-Qaïda et à l’EI en Afrique.