
Le président de transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé son intention de procéder à un amendement « partiel » à la constitution de son pays.
Cela survient un an après son accession au pouvoir, à la suite d’un coup d’État militaire contre le lieutenant-colonel Paul Henry Sandago Dameba.
Traoré a expliqué vendredi dans un entretien à la télévision d’Etat que « les textes actuels ne nous permettent pas de nous développer de manière pacifique », selon ses propres termes.
Il a souligné que le texte actuellement approuvé reflète « l’opinion d’une poignée de personnes éclairées » aux dépens des « masses populaires ».
Concernant les élections prévues en juillet 2024, Traoré a déclaré qu’elles ne constituent pas une priorité, soulignant que la sécurité est actuellement la priorité.
En mai dernier, le Premier ministre burkinabé Apollinaire Kelem de Tambila a annoncé que « les élections ne peuvent avoir lieu en l’absence de sécurité ».
Il a expliqué devant l’Assemblée législative de transition qu’une partie des terres est inaccessible à cause des groupes armés, soulignant que l’armée contrôle 65% des terres du pays.
Depuis 2015, le Burkina Faso, situé en Afrique de l’Ouest, a été témoin de violentes attaques liées à Al-Qaïda et à l’Etat islamique, qui ont entraîné la mort de milliers de personnes et le déplacement d’environ deux millions de personnes.


