
Un membre du comité exécutif du parti au pouvoir en Éthiopie, Girma Yeshitila, a été tué dans une attaque dans la région d’Amhara, dans le nord du pays.
Le responsable du parti au pouvoir, le Parti de la prospérité, figurait parmi les cinq tués dans l’attaque.
Dimanche, les autorités éthiopiennes ont annoncé l’arrestation de 47 personnes soupçonnées d’être impliquées dans le meurtre du « fonctionnaire ».
Les autorités ont accusé les détenus de vouloir « renverser » le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed.
Selon la Force conjointe éthiopienne de sécurité et de renseignement, des armes, des bombes et des appareils de communication par satellite ont été trouvés en possession des suspects.
Elle a indiqué qu' »ils travaillaient ensemble chez eux et dans des pays étrangers, dans le but de contrôler le gouvernement régional pour renverser le gouvernement fédéral en ciblant les hauts fonctionnaires d’Amhara pour les assassiner ».
Elle a souligné que l’assassinat de Girma Yeshitila a été perpétré par ces « forces extrémistes ».
Yeshitila est qualifié de « traître » par les nationalistes amhara, en raison de sa relation étroite avec Abiy Ahmed.
Amhara est témoin de violentes manifestations ce mois-ci contre les projets du gouvernement fédéral de démanteler l’armée locale.
Le gouvernement cherche à intégrer ses éléments dans l’armée ou la police fédérale, ou dans la vie civile, selon ce qu’a annoncé Abiy Ahmed.


