
Le ministère de la Justice a lancé ce vendredi, la troisième phase au niveau de Nouakchott de la campagne nationale de sensibilisation des forces de l’ordre sur le traitement judiciaire des affaires de traite des êtres humains et de pratiques esclavagistes.
Selon le ministère de la Justice, la campagne vise à « identifier les différents obstacles qui empêchent l’application pratique des lois criminalisant l’esclavage et les pratiques serviles, punissant la traite des êtres humains et protégeant les victimes ».
Le conseiller technique du ministre de la Justice, Amar Ould El-Kacem, a déclaré que le gouvernement mauritanien accorde une grande attention à la lutte contre la traite des êtres humains et les pratiques d’esclavage, et a été le premier à ratifier toutes les conventions et pactes qui criminalisent et punissent ces crimes.
Il a ajouté que le suivi du traitement judiciaire de ces crimes montre la nécessité d’efforts nationaux plus concertés, officiels et non officiels, pour atteindre les principaux objectifs de l’arsenal juridique et de la stratégie nationale de prévention de ces phénomènes et des activités connexes, et pour assurer la protection des les victimes aussi.
Le conseiller a souligné que la lutte contre ces phénomènes comprend; « La prévention, c’est l’élaboration de politiques globales de prévention de la traite des êtres humains, la sensibilisation et la prise de mesures préventives pour s’attaquer aux causes de la traite, et le renforcement des moyens d’identification des victimes.
Il a souligné que les victimes doivent être soutenues et protégées, l’État de droit doit être renforcé, une justice spécialisée doit être établie dans ce domaine, et la transparence et une approche participative doivent être promues dans le domaine de la lutte contre la traite des êtres humains.
Il a appelé les autorités chargées de l’application des lois, y compris les juges et les officiers de police judiciaire de l’État, à appliquer strictement l’arsenal juridique national à cet égard.


