
Les organisations non gouvernementales ont confirmé que la situation humanitaire est « catastrophique » dans les zones assiégées par les groupes armés au nord du Burkina Faso.
Les organisations ont indiqué que la situation empire et que « la faim a atteint un niveau qui tue des enfants et des personnes âgées ».
Idrissa Badini, porte-parole d’un groupe d’organisations de la société civile dans la province de la Somme, a déclaré que 15 personnes sont mortes de faim en octobre dernier dans la ville de Gibo, la capitale de la province assiégée par les militants.
« Il y a probablement plus de victimes et toutes n’ont pas été signalées », a souligné Badini.
Il a expliqué que les militants avaient plongé Djibou et sa région dans un état de dénuement en faisant sauter des ponts et en lançant des attaques meurtrières contre des convois approvisionnant cette grande ville du nord du Burkina Faso.
En revanche, un habitant du quartier a confirmé que tous les commerces de la ville sont fermés, indiquant que la faim ravage les riches comme les pauvres, en conséquence, selon l’Agence France-Presse.


