
Chacun l’aura remarquée, lors des précédentes élections de 2019, comme candidate à la députation au rang du parti PUD, parti pour l’Unité et le Développement, de la mouvance présidentielle, 39 ans native de Rosso, une femme très engagée actrice très engagée, Madame Boudy Boubou Bocoum, revient sur la scène politique et déclare sa candidature à la députation aux prochaines élections législatives de la Moughataa de Rosso.
Madame Boudy Boubou Bocoum:
« Je serai candidate aux élections législatives de 2023. Je le fais par devoir, à Rosso, le temps est venu de faire entendre la voix des femmes libres. Des femmes qui n’acceptent plus qu’on moque notre Moughataa.
Je ne supporte difficilement ceux qui parlent, au lieu de faire. J’entends me battre pour une Moughataa de Rosso en ordre.
Je parle de la forme d’abord, parce que la politique, c’est un style, une manière de se présenter et de se mettre en scène, en prétendant incarner non seulement une politique mais un corps politique.
C’est un fait, car face à l’augmentation de la population jeune qui domine la démographie en Mauritanie, il est clair qu’on ne pourra réaliser nos objectifs sans la participation active et le leadership des jeunes y compris des jeunes femmes.
Je félicite les efforts déployés par le gouvernement qui a redonné espoir aux jeunes, il s’agit d’une liste nationale de 11 sièges à l’assemblée nationale, consacrée exclusivement aux jeunes.
Une décision qui s’avère pertinente dans un pays où la jeunesse représente plus de 50% de la population.
Il est donc évident que l’électorat jeune devient important, imposant et ne peut plus rester en marge.
Avec les jeunes, ensemble relevons le défi des jours heureux!
Cette crise nous impose de nous unir, de prendre notre place et faisons de l’égalité notre but. C’est aussi un important moyen de permettre aux jeunes femmes de contribuer au développement de leur communauté et de leur pays.
À l’inverse, l’absence de jeunes femmes dans les postes de décision a des conséquences tant pour ces dernières que pour la société.
Cela prive les jeunes femmes (c’est à-dire la moitié de la population jeune) de leurs droits politiques, et de la possibilité de veiller à ce que leurs préoccupations prioritaires soient prises en compte à l’échelon national, dans les agendas politiques, les programmes et l’allocation des ressources.
Les femmes, notamment les jeunes femmes, possèdent un énorme potentiel pour contribuer à la gouvernance de notre pays et guider ce dernier. Pourtant, elles ne sont pas réellement incluses dans les efforts de gouvernance et de développement de notre Pays, les inégalités entre les hommes et les femmes coûtent chers.
Cette situation compromet les efforts de notre Pays en vue d’un développement humain et d’une croissance économique inclusive.
En revanche, je lance un appel aux décideurs de veiller à inclure les jeunes femmes de façon précoce car, cela permettrait de renforcer l’autonomisation des nouvelles générations et de tirer parti de leur dynamisme.
À ce jour, cette cohorte demeure malheureusement sous-représentée dans l’éducation, le secteur du travail et la politique ».
Arriyada.net


