
Une mission d’enquête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est arrêtée hier dans la capitale burkinabé, Ouagadougou, et a tenu des réunions avec des chefs traditionnels et religieux qui ont fait office de médiateurs pour éviter un affrontement entre soldats. Elle s’est également entretenue avec le capitaine Ibrahim Traoré au sujet de la poursuite du processus de transition en vue du retour à l’ordre constitutionnel normal.
Suite aux appels à manifester et aux barrières érigées par les manifestants contre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, diverses réunions se sont tenues à l’aéroport international de Ouagadougou. La mission était dirigée par l’ancien président nigérian Muhammadu Youssoufou, qui a salué le rôle des chefs traditionnels au lendemain du coup d’État de vendredi dernier, déclarant : « Les risques d’affrontements au sein de l’armée étaient très aigus, et si ces affrontements se produisaient, l’insécurité s’aggraverait et le chaos s’ensuivrait. »
Issoufou a cité le capitaine Ibrahim Traoré comme confirmant la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de juillet 2022 entre le Burkina Faso et le groupe, qui comprend « la restauration des terres échappant au contrôle de l’État, la résolution de la crise humanitaire et le retour au système démocratique », entre autres éléments.
Issoufou a ajouté qu’il était entièrement satisfait de cet entretien avec le nouvel homme fort du Burkina Faso.
Dans le même contexte; Le chef du groupe paramilitaire russe Wagner s’est félicité du coup d’État au Burkina Faso, affirmant que « le capitaine Ibrahim Traoré se ‘battait pour la liberté et la justice’. Il avait déjà salué le premier coup d’État en janvier.
Eugène Prigogine a déclaré que les putschistes « ont fait le nécessaire pour sauver leur pays qui, jusqu’en janvier dernier, était le joug des colonialistes qui pillaient le peuple », comme il l’a dit, en référence à la France.
On pense désormais que la voie est ouverte vers un accord entre les nouveaux gouvernants et le groupe Wagner, déjà présent au Mali.
Dans l’une de leurs déclarations, les putschistes ont évoqué l’une des raisons du différend avec l’ancien président Dambia, qui est « notre volonté ferme d’aller vers de nouveaux partenaires prêts à nous aider dans notre guerre contre le terrorisme », selon le communiqué.


