
l’ambassade de France à Nouakchott a annoncé que le gouvernement français a soutenu la sécurité alimentaire en Mauritanie avec plus de 4,8 millions d’euros sur quatre ans, et cherche à injecter de nouveaux fonds (15 millions d’euros) dans la Commission de sécurité alimentaire pour aider le populations les plus vulnérables.
L’ambassade a indiqué que la France, à travers plusieurs programmes internationaux, a dépensé 4 850 000 euros, durant la période 2018 à 2021, pour soutenir la sécurité alimentaire des Mauritaniens.
Elle a ajouté que la France, « consciente de la crise alimentaire que connaît le pays en raison de périodes de sécheresse à répétition, exacerbées par la hausse des prix résultant de l’attaque russe contre l’Ukraine, était disposée au cours de l’année 2022 à apporter un soutien exceptionnel au gouvernement mauritanien ».
L’ambassade a expliqué que le soutien exceptionnel programmé par le gouvernement français s’élève à 2,4 millions d’euros (2022), qui transitera par plusieurs instances internationales (le Programme alimentaire mondial, Action contre la faim, la Croix-Rouge), notant que l’objectif de ce financement est «d’intervenir dans les États les plus touchés, en particulier Kiddi Maga, Korcul et le bassin oriental».
L’ambassade a indiqué que le gouvernement mauritanien a, de son côté, « élaboré au printemps 2022 un plan national d’intervention afin de réduire les effets du manque de pluie », soulignant que l’Agence française de développement a contribué à hauteur de 2,5 millions d’euros à la trésorerie. transferts effectués par le Commissariat à la sécurité alimentaire pour réduire les répercussions de la pluie et de la sécheresse en 2022.
L’ambassade a annoncé que l’Agence française de développement « renouvellera son engagement en 2023, et travaille actuellement sur un programme d’appui pour financer la réponse aux catastrophes et les différents chocs auxquels sont exposées les populations les plus vulnérables, et le montant du financement variera entre 11 et 15 millions d’euros. »
L’ambassade a expliqué que ces fonds s’inscrivent dans le cadre de « l’Initiative de sécurité alimentaire dans les pays les plus fragiles » que le président Emmanuel Macron a présentée lors du sommet du G-7 à Bruxelles en mars dernier.
Dans son communiqué, l’ambassade de France a conclu qu’elle s’était entendue avec le Commissariat à la sécurité alimentaire pour « renforcer la coordination afin d’atteindre l’efficacité requise dans l’assistance à la population cible ».


