Ministre de l’Economie : 55% du portefeuille de projets est au point mort et souffre d’une lente mise en œuvre

 Plus de la moitié du portefeuille, soit 55%, est constitué de projets au point mort, car il souffre d’une mise en œuvre lente, a indiqué le ministre des Affaires économiques et de la Promotion des industries productives, Othman Mamoudou Kan.

  En ouvrant un atelier portant sur le suivi de la performance d’un portefeuille de projets et programmes de développement, le ministre a souligné que les coordonnateurs des projets gouvernementaux dans le pays portent une part de responsabilité dans ce qu’il a qualifié d’échec de ces projets.

 Le ministre a ajouté que les coordonnateurs portent une part de responsabilité « même si les raisons de l’échec sont nombreuses et variées », notant que « la situation actuelle n’est pas envisageable et ne peut pas perdurer, car elle constitue une grande perte pour notre pays ».

 Il a également confirmé que 47,5% des projets « ont dépassé la période allouée pour l’achèvement de pas moins de deux ans à compter de la date fixée pour l’achèvement, et il y a des projets qui ont dépassé une période allant jusqu’à 9 ans ».

 Il a pointé le lent retrait de nombreux projets malgré la signature de conventions de financement, soulignant que parmi eux des projets « retirés de moins de 10% après une période allant jusqu’à 6 ans depuis la signature de leurs conventions de financement ».

 Concernant le traitement par les coordinateurs d’un questionnaire relatif à l’atelier, le ministre a déclaré : « Sur ce point, malheureusement, je tiens à souligner que sur les 110 projets inclus dans le portefeuille, seuls 50 ont répondu au questionnaire, et cela constitue 45% du total des projets 50% du montant total du portefeuille.

 Le ministre a exprimé ses remerciements aux coordonnateurs de projets qui ont répondu au questionnaire et a salué en eux l’esprit de responsabilité, appelant tous les coordonnateurs de projets à se mobiliser pour relever le défi et répondre aux questionnaires qui leur seront adressés à l’avenir, visant à évaluer et à améliorer leurs performances si nécessaire.

 Le ministre a promis que « les changements profonds et réels que nous sommes en train de mettre en œuvre sont désormais urgents et plus que nécessaires pour inscrire les projets dans des pistes de performance efficaces afin d’atteindre les résultats escomptés ».

 Il a souligné que l’expérience a montré que « les projets de notre portefeuille qui connaissaient des défaillances majeures ont pu modifier leur performance et corriger leur trajectoire grâce à des mesures et des procédures strictes, ainsi qu’en suivant des méthodes de surveillance et de suivi précises ».