
Les autorités maliennes de transition ont adressé une lettre au président périodique du groupe Sahel, l’informant du début des procédures de retrait de leurs forces de la force militaire conjointe du groupe.
Le chef d’état-major des Forces armées maliennes a publié mardi dernier un ordre dans un document « secret », ordonnant le début du retrait des forces au sein de la force militaire conjointe du Groupe des Cinq Sahel.
Le nombre de militaires maliens présents dans la force militaire est de 1 400 soldats, répartis sur des bases militaires situées en Mauritanie, au Nahar et au Mali.
Selon le document, les procédures de retour des militaires dans les zones militaires de l’armée malienne débuteront à partir du 1er juin, soit dans un délai de deux semaines.
En mai dernier, le Mali avait annoncé son retrait du G5 Sahel et de sa force militaire de lutte contre le terrorisme, pour protester contre son refus d’assumer la présidence de cette organisation régionale, qui comprend la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger.
Le communiqué indique que « le gouvernement du Mali a décidé de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la force conjointe » de lutte contre le terrorisme.
Le G5 Sahel a été formé en 2014 alors qu’il a lancé sa force de lutte contre les mouvements armés en 2017.
Le retrait du Mali du groupe du Sahel intervient à la lumière de la crise diplomatique avec la France, qui a atteint le point de brouille, et la junte militaire malienne a accusé la France de « chercher à diviser les Maliens ».


