L’opposition politique ivoirienne et le pouvoir ont signé un rapport appelant à « se départir de la violence comme mode d’accession au pouvoir » et « à mettre en place un processus de réparation et d’indemnisation des victimes de la crise électorale de 2020 ». Le scrutin, boycotté par l’opposition qui avait appelé à la « désobéissance civile », avait vu la réélection du président Alassane Ouattara pour un troisième mandat controversé.
Après les violences lors des élections de 2020, les acteurs politiques de Côte d’Ivoire veulent jouer la carte de l’apaisement. Le dialogue entre pouvoir et opposition s’est achevé le 4 mars au soir en Côte d’Ivoire, après deux mois et demi de débats, les acteurs s’engageant notamment à renforcer « la culture démocratique ». Une vingtaine de partis politiques et 26 organisations de la société civile étaient conviés à la table du dialogue avec des membres du gouvernement.
Ils ont signé un rapport final appelant les acteurs politiques à « se départir de la violence comme mode d’accession au pouvoir », à mettre en place « un processus de réparation et d’indemnisation des victimes de la crise électorale de 2020 » et à renforcer « la culture démocratique au sein de la société ivoirienne ». Le rapport a également salué un dialogue qui s’est déroulé « dans la courtoisie, la bonne ambiance et un climat apaisé ».


