Entre le 12 et le 17 janvier, Copenhague a en effet fait atterrir 105 hommes sur le territoire malien, parmi lesquels 60 soldats des forces spéciales, des officiers de l’état-major, ainsi qu’une équipe de chirurgiens. Mais ce déploiement, censé renforcer la force militaire européenne Takuba, pose problème à Bamako. Selon les autorités maliennes, il aurait été effectué en l’absence d’accord bilatéral entre les deux pays. Vrai ou faux ?
Bamako exige le départ des forces spéciales danoises qui ont rejoint Takuba mi-janvier. La raison ? Un non-respect des protocoles en vigueur. Ce dont Copenhague se défend. C’est comme si, chaque jour, un nouveau palier était franchi dans la crise diplomatique entre le régime d’Assimi GoÏta et ses partenaires européens. Dernière épisode, un communiqué, daté du lundi 24 janvier et signé de la main du colonel Abdoulaye Maïga, dans lequel le ministre de l’Administration territoriale « invite la partie danoise à retirer immédiatement [son] contingent du territoire de la République du Mali ».


