La Fondation Sahel pour la défense des droits de l’homme (Déclaration)

Sur la bande frontalière entre la Mauritanie et le Mali, se situent 7 villages connus sous l’appellation de Soubeylat peuplées de plus de sept mille habitants… Certains sont du côté mauritanien et d’autres du côté malien.

Il s’agit, en effet, de citoyens mauritaniens aussi bien sur les plans historique et culturel vivant de culture, d’élevage et de commerce… Affectés politiquement sur le compte de la famille Ehel Cheikh Hamahoullah qui habite la ville malienne de Nioro. Ces populations se retrouvent finalement en-dehors de l’histoire et la géographie et même l’humanité puis qu’abandonnées par l’État mauritanien lequel les considérant une marque déposée de cette famille d’obédience religieuse dans ce qu’il est convenu d’appeler LA CONTRÉE HAMAWISTE devenue maître de leurs droits intrinsèques. C’est, d’ailleurs, sans surprise que les autorités maliennes les traitent comme des citoyens de seconde zone…

A noter que ces villages sont dépourvus d’écoles, de mahadra et même de mosquées, tout étant entendu que leurs populations disposeraient de papiers d’état-civil des deux pays mais qui sont confisqués par la famille Cheikh Hamahoullah afin de les priver de tous droits de revendication entre autres le droit à l’autodétermination. L’objectif étant de les assujettir en les maintenant sous l’emprise familiale laquelle tire sa force de ces villages grenier électoral qui impose sa volonté dans les localités de Koubeni et Voulaniya en Mauritanie et à Nioro au Mali.

C’est dans ce cadre que se situe l’appel de Monsieur Ahmed Vall Ould Soueïlick responsable du village Al Hilla un des villages précités, lancé aux autorités mauritaniennes pour les restituer dans leurs droits. Quelques instants après survient son arrestation par les autorités maliennes au sein du territoire mauritanien sur ordre de l’État Hamawiste, n’ayant de crime que d’avoir clamé « Nous sommes mauritaniens et par voie de conséquence nous réclamons que notre gouvernement se retourne vers nous ». Aussi croupit-il en prison depuis presque un mois.

Nous, à la Fondation Sahel, tout en dénonçant le silence sempiternel des autorités mauritaniennes sur les conditions des ces paisibles cotoyen, nous exigeons:

1- la libération immédiate de Mohamed Vall Soueïlick responsable du village Al Hilla injustement emprisonné au Mali, sachant que c’est un citoyen mauritanien et donc otage d’un pays étranger;

2- la nationalisation des dits villages longeant la bande frontalière avec le Mali pour retrouver le giron national, recouvrir l’ensemble de leurs droits civiques afférents à la citoyenneté;

3- l’arrêt total et immédiat des opérations du commerce des hommes que pratique la famille Ehel Cheikh Hamahoullah sur les Adwaba Soubeïlat et leur libération du joug de l’esclavage spirituel à travers l’ouverture des écoles, la construction des mahadra et des mosquées pour la seule adoration d’Allah.

Le Bureau exécutif

Nouakchott, le 21 Janvier 2022