Le Cadre des Religieux pour la Santé et le Développement (CRSD), en partenariat avec le projet PACE (Policy Advocacy and Communications Enhanced for Population and Reproductive Health), ont procédé ce jeudi 24 septembre à Nouakchott, à l’hotel Sunset, au lancement du documentaire dénommé « SAHEL-ENGAGE », sur le thème de la santé reproductive (SR) des jeunes dans la région Sahélienne. Durant la période mars – décembre 2019, le projet avait travaillé pour créer un outil multimédia, en se basant sur le consensus d’une task force composée des leaders religieux et des jeunes de trois pays: la Guinée, le Mali, et la Mauritanie, et des représentants de gouvernement de la Guinée et du Mali.
En effet, il s’agit d’un documentaire réalisé après un constat d’incompréhension entre les jeunes et les leaders religieux. Force est de reconnaître que la religion et les pratiques traditionnelles ont toujours influencé les normes sociales et culturelles, alors que les jeunes d’aujourd’hui vivent dans un monde où ils sont influencés, d’une part par les croyances culturelles, les traditions communautaires et d’autres part, en raison de la technologie croissante. Ils ont accès aux différentes valeurs et idées affichées sur les médias tels que la télévision, internet, réseaux sociaux voire sites pornographiques.
Les parents, il faut aussi le reconnaître sont en pertes de vitesse quant à l’éducation des enfants, 》a souligné le Point focal ou coordinateur du Projet SAHEL ENGAGE MAURITANIE, M.Aly Alpha Kebe.
《Si aujourd’hui les jeunes ne savent pas pourquoi il y’avait le mariage précoce, pourquoi il y’avait l’excision, pourquoi on n’acceptait pas que les gens utilisent la contraception.
Ce sont les anciens qui’ peuvent nous le dire. Aujourd’hui l’idéal voudrait que chacun se lance dans ce combat, de trouver un terrain d’entente, et c’est cet outil de travail que nous avons mis en place, 》a-t-il mentionné !
Au nom du Programme nous remercions, avec gratitude, les membres du Comité directeur du Programme conjoint pour leur soutien et leurs conseils techniques. Nous adressons également notre profonde reconnaissance à chaque gouvernement national et local, aux organisations de la société civile et aux institutions régionales pour leur collaboration dans l’accélération de l’élimination des MGF grâce à leurs perspectives locales approfondies, et pour leur soutien technique et politique, sans lesquels les résultats obtenus dans le présent rapport n’auraient pas été possibles. Une manière de manifester leurs intérêts au thème dudit projet. De surcroît, une projection du film documentaire qui dénonce et conseille à la fois certaines attitudes et des mesures à envisager.
Au cours de ce lancement, plusieurs représentants d’organisations nationale et internationales, organismes d’appui, le ministère de la santé, les oulémas et chefs religieux, ainsi que d’autres ont pris part à l’événement.
Ibrahima Idriss











