Formation à Nouakchott sur les routes d’exportation vers la Zone Libre Africaine

 Une formation destinée au secteur privé mauritanien sur les méthodes pratiques d’exportation dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine débutera lundi dans la capitale Nouakchott et se poursuivra pendant la période du 16 au 20 octobre.

 La formation est organisée par le Bureau de la Commission économique pour l’Afrique en Afrique du Nord, en partenariat avec le ministère mauritanien du Commerce, de l’Industrie, de l’Industrie traditionnelle et du Tourisme, la Société islamique internationale de financement du commerce et l’Institut africain de développement économique et de planification.

 Selon un communiqué parvenu à l’Agence de presse indépendante du bureau de la Commission économique pour l’Afrique en Afrique du Nord, la formation vise à contribuer à la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine en Mauritanie en préparant le secteur privé en Mauritanie, notamment petites et moyennes entreprises, pour les modalités pratiques des affaires d’exportation dans le cadre de l’accord.

 Des représentants du secteur privé mauritanien participeront à la formation, outre les représentants de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture, et les représentants des Ministères du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat, du Tourisme, des Finances, de la Pêche et de l’Economie Maritime, de l’Agriculture, de la Transformation. et les transports.

 Y participent également des représentants de la Banque centrale, de l’Administration des douanes, ainsi que de la société civile.

 Le comité a indiqué dans son communiqué que les exportations de la Mauritanie sont principalement dirigées vers l’extérieur du continent africain, qui est actuellement dominé par les produits primaires, notamment les secteurs extractifs comme le fer, l’or, le cuivre, le poisson et les hydrocarbures bruts, puisque seulement 8,3% des exportations totales sont exportés à l’intérieur du continent africain, notamment au Maroc, au Sénégal, en Égypte, en Côte d’Ivoire, au Mali et en Tunisie, selon l’Agence nationale des statistiques pour l’année 2018.

 Le comité a ajouté que la Mauritanie dispose d’un grand potentiel pour développer son commerce avec le reste du continent et bénéficier de sa situation stratégique en tant que point de transit pour le transport en transit (temporaire) des marchandises au sein de la région.  Pour y parvenir, le pays gagnerait à identifier les mesures de soutien nécessaires pour le mettre en œuvre, limiter les effets négatifs de l’accord et créer un environnement favorable à sa compétitivité économique.