Sénégal : Un nouveau gouvernement va « préparer » les élections de 2024

la présidence sénégalaise a annoncé la formation du nouveau gouvernement, dirigé par Amadou Bah, quelques jours après que le président Macky Sall a limogé le gouvernement précédent, gardant Amadou Bah au poste de Premier ministre malgré sa nomination par la coalition au pouvoir pour les élections présidentielles de l’année prochaine.

 Des changements importants sont intervenus dans la nouvelle composition du troisième gouvernement de Macky Sall au cours de son deuxième mandat présidentiel.

 Parmi les changements les plus notables, citons le départ d’Olimata Sarr, qui était en charge du ministère de l’Économie et du Plan, et de Sophie Glodema, ministre de l’Énergie et du Pétrole.

 Quant à Ali Anoui Ndiaye, il a quitté le précédent gouvernement il y a quelques semaines en présentant sa démission, après avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de février 2024.

 Sall a procédé à des changements dans un certain nombre de portefeuilles ministériels, pour des ministres que la presse sénégalaise décrit comme des piliers du régime de Sall.

 Le ministère du Pétrole et de l’Énergie a été confié à l’ancien ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome.

 Quant au ministre des Forces armées, Siddiqui Kaba, il s’est vu confier le ministère de l’Intérieur, où il gérera les prochaines élections.

 Aïssata Tal Sall, à la tête de la diplomatie sénégalaise depuis le deuxième gouvernement de Macky Sall dans sa deuxième décennie présidentielle, a été affectée au ministère de la Justice et est une ancienne avocate, avant de se lancer en politique.

 Le ministre de la Justice a échangé son portefeuille avec Tal Sal, pour assumer le ministère des Affaires étrangères.

 Ce gouvernement, composé de 39 portefeuilles, achèvera la mise en œuvre des programmes de développement et préparera les prochaines élections présidentielles, qui, selon les observateurs, seront compliquées, car les candidatures sont multiples, dans un climat politique qualifié de turbulent, dans un pays qui est considérée comme une exception dans l’expérience démocratique et le transfert pacifique du pouvoir entre présidents civils en Afrique de l’Ouest.