
Le leader de l’opposition sénégalaise, Ousmane Sonko, a qualifié les manifestations qui ont eu lieu vendredi dans la capitale et plusieurs villes du pays, de « la fin de l’ère de Macky Sall, et l’obligeant à quitter le pouvoir en 2024. »
Dans un discours prononcé depuis son domicile, Sonko a accusé le président Macky Sall d’avoir « tué 3 personnes » lors des manifestations de vendredi, une à Dakar et deux à Ziguinchor, pour avoir blessé 11 manifestants.
Sonko a parlé de « prise de conscience » et de « révolution de la jeunesse » en défense de « la démocratie et de la liberté », et des « capacités du pays », que Macky Sall a accusé de dilapider.
Sonko, qui est arrivé troisième à la présidence de 2019 et aspire à être élu pour succéder à Macky Sall en 2024, a averti l’actuel président de la nécessité de libérer les détenus de l’opposition, qui, selon lui, sont dans un « cas d’enlèvement ».
Sonko, dont la candidature aux élections législatives du 31 juillet a été rejetée, a appelé « les forces extérieures, notamment la France, à rester en dehors des affaires intérieures des Africains, et des Sénégalais en particulier ».


