
arriyada.net : Les marchés mondiaux de l’énergie ont enregistré un recul brutal et inattendu lors des échanges ce vendredi, suite à l’annonce par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, de la réouverture complète du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale.
Cette décision fait suite à un accord de cessez-le-feu et à des protocoles d’accord préliminaires sous l’égide de la communauté internationale. Elle met fin à plusieurs semaines de blocage, une période qualifiée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de « plus grand choc d’offre de l’histoire moderne ».
Une chute drastique des cours
Selon les données de trading en temps réel, les contrats à terme sur le Brent et le West Texas Intermediate (WTI) ont réagi par une baisse spectaculaire, plongeant de plus de 11% en l’espace de quelques heures :
- Le Brent : Est retombé à 89,03 dollars le baril.
- Le WTI : A chuté pour atteindre 84,17 dollars le baril.
L’impact ne s’est pas limité au brut, s’étendant à l’ensemble des secteurs de l’énergie et de la logistique :
- Gaz naturel : Les contrats européens ont reculé d’environ 8,5%, portés par l’espoir d’une reprise des flux de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar.
- Fret et Assurances : Les analystes prévoient une baisse initiale des primes de risque de guerre comprise entre 10% et 25%. Toutefois, la prudence reste de mise chez les armateurs mondiaux, qui attendent la confirmation de la pérennité du cessez-le-feu.
Réactions et perspectives
La Maison Blanche a salué cette annonce. Le président américain Donald Trump a qualifié cette étape de « vitale pour la stabilité de l’économie mondiale », affirmant que le corridor maritime est désormais « totalement ouvert ».
En revanche, plusieurs économistes avertissent que les prix pourraient ne pas retrouver leurs niveaux d’avant-crise (environ 70 dollars) de sitôt. Les dommages subis par certaines installations pétrolières et les perturbations logistiques accumulées durant le blocus pèsent encore sur l’offre.
Pour les analystes d’ING et de Bloomberg, les marchés resteront dans une phase d’observation au cours des prochaines 48 heures. Le passage effectif des premiers superpétroliers à travers le détroit constituera le signal définitif pour les investisseurs que la crise énergétique mondiale commence véritablement à se résorber.
Source : Agences de presse internationales et centres de monitoring des marchés de l’énergie.


