En esquivant le Maroc pour approvisionner l’Espagne, l’Algérie peut affecter durement la production électrique du royaume. Mais pour Alger, le casse-tête logistico-financier est significatif. Et Madrid pourrait s’imposer en arbitre.
Dans le conflit diplomatique que se livrent le Maroc et l’Algérie, cette dernière a décidé d’utiliser l’arme gazière. Le 26 août dernier, à la suite d’une rencontre avec l’ambassadeur Fernando Morán concernant les livraisons de gaz algérien à l’Espagne, le ministre de l’Énergie Mohamed Arkab a affirmé l’intention de l’Algérie de n’utiliser plus que le gazoduc Medgaz, reliant directement les installations de Beni Saf (à 110 km à l’ouest d’Oran) à celles d’Almeria (pointe sud-ouest de l’Andalousie).


