Mauritanie: L’AFCF se mobilise pour une couverture verte à Bir Oumgrein

L’Association des Femmes Chefs de Familles (AFCF) a mis en œuvre un projet d’Opération de reboisement à Bir Oumgrein. Ce projet est financé par le Programme de Microfinancement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre par le PNUD Mauritanie.

Il a permis à l’association de diversifier ses activités souvent axées sur le droit et la protection de la femme. La protection de l’environnement en lien avec le développement a constitué un domaine d’intervention qui a engagé l’association à mobiliser ses membres pour mener une campagne de sensibilisation des femmes, chefs de familles dans la ville de Bir Oumgrein. Parallèlement aux sensibilisations, l’AFCF a lancé une opération de reboisement (pour reprendre le titre du projet) pour une couverture verte de la ville de Bir Oumgrein. Le lancement de cette opération a vu la participation des autorités administratives, coutumières et des personnalités influentes de la ville.

L’objectif initial est la plantation de 1000 arbres pour lutter contre désertification en luttant contre l’exploitation excessive de la forêt et maintenir la végétation à Bir Oumgrein.

L’AFCF s’est appuyée sur le partenariat déjà ancré et la confiance avec les femmes de Bir Oumgrein, dont la majorité sont réunies en coopératives.  Ainsi, une sensibilisation intense fut menée pour expliquer aux femmes que l’environnement fait partie du développement et que sa préservation devrait faire partie des priorités des défenseurs des droits humains. Dans cette lutte, le rôle de la femme n’est pas à négliger. Sensibilisation aboutie qui a fait que petit à petit les femmes se sont orientées activement dans les opérations de reboisement.

Ainsi, le concept de « ma ville, mon arbre » a pris forme. Il dessine les contours d’une prise de conscience bénéfique pour le combat contre la désertification dans cette ville isolée profondément dominée par les activités minières comme l’explique Mme. Salka Mint Baba, responsable de l’association dans la Wilaya de Tiris Zemour : « Au début les femmes pensent que tout projet de développement doit financer leurs activités génératrices de revenus. De ce fait, elles attendent. Mais ce projet est différent car il fait comprendre aux femmes membres de notre association qu’elles sont concernées et que nous tous participer. Protéger l’environnement garantie un avenir meilleur. »

L’Association des Femmes Chefs de Familles (AFCF) entend continuer ce combat et compte inscrire la protection de l’environnement comme une de ses priorités à long termes car le combat pour l’environnement constitue un défi majeur qui requiert les efforts de tous. En Mauritanie, comme dans beaucoup de pays en voie de développement, et surtout dans certaines localités isolées, les sensibilisations sur la protection de l’environnement manquent et chaque personne minimise son rôle et ses actions et à l’impression de dire que « ce n’est pas moi », « je ne suis pas concerné », « mon action ne sert à rien ».

Sources Arriyada