Le Premier ministre, Monsieur Ismail Bedda Cheikh Sidiya, a présenté ce
mercredi, le bilan et les perspectives de mise en œuvre de la Déclaration de
Politique Générale du Gouvernement devant les députés au cours d’une session
plénière tenue par l’Assemblée nationale, sous la présidence de son président
M. Cheikh Ould Baya.
L’intervention du Premier ministre comporte un exposé sur le
bilan des activités du Gouvernement au cours de l’année 2019 et sur les grandes
lignes de son programme pour l’année 2020.
Voici le texte intégral de la présentation du Premier
ministre :
« Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés
C’est un grand honneur pour moi de m’adresser aujourd’hui à
votre auguste Assemblée, pour vous présenter, conformément à l’article 73 de la
Constitution, le bilan de l’action du Gouvernement pour l’année 2019 et les
grandes lignes de son programme pour l’année 2020.
Tout d’abord, je tiens à saisir cette opportunité pour vous
adresser mes meilleurs vœux à l’occasion du nouvel an et vous remercier pour
l’appui précieux que vous avez bien voulu réserver aux réformes proposées par
le Gouvernement, dans le cadre de ses efforts visant la mise en place des
conditions nécessaires à la concrétisation des engagements du Président de la
République, Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani
Il va sans dire que l’action du Gouvernement s’est focalisée,
durant les cinq derniers mois de l’année 2019, et se focalisera en 2020, sur
les priorités clairement définies dans le programme du Président de la
République qui s’articule, rappelons- le, autour des grands axes stratégiques
suivants :
1. Un Etat fort moderne et au service du citoyen ;
2. Une économie résiliente et engagée sur le chemin de
l’émergence ;
3. Une société fière de sa diversité et réconciliée avec
elle-même ;
4. Un capital humain valorisé au service du développement.
Le présent rapport présente le bilan des actions phares menées
dans chacun de ces axes par ce Gouvernement depuis sa mise en place, et
esquisse les grandes lignes des chantiers qui seront lancés et ceux qui seront
poursuivis ou finalisés en 2020.
■■■ UN CLIMAT POLITIQUE APAISE
Mesdames et Messieurs les Députés,
La volonté de Son Excellence le Président de la république
d’instaurer un climat politique apaisé a fortement inspiré l’action des
pouvoirs publics ces derniers mois. Ce qui s’est traduit par la mise en place,
au plus haut niveau de l’Etat, d’une concertation permanente et multiforme sur
les questions d’intérêt national avec toutes les forces vives de la nation
(partis politiques, société civile, personnes ressources, etc.).
Les fréquentes rencontres de Son Excellence le Président de
République avec le leader de l’opposition, les candidats à la dernière élection
présidentielle et les chefs des partis politiques, ainsi que la présence,
devenue systématique, de tous ces acteurs aux différentes manifestations
officielles sont autant de signes révélateurs de la profonde mutation en cours
du paysage politique national.
Bien entendu, cette politique d’ouverture sera poursuivie et
les efforts nécessaires seront consentis pour préserver et approfondir ses
acquis.
■■■ LA CONFIANCE AU SERVICE PUBLIC
Par ailleurs, les efforts du Gouvernement ont porté sur la
consolidation des institutions de l’Etat à travers la mise à leur disposition
de l’ensemble des moyens nécessaires pour qu’elles puissent jouer pleinement,
et dans de bonnes conditions, le rôle qui leur est dévolu. Dans ce cadre
s’inscrit le lancement de grands projets de construction qui permettra- entre
autres- de doter les institutions constitutionnelles des sièges et des
équipements appropriés. De même, le Gouvernement mettra en place les réformes
requises pour favoriser la complémentarité et la synergie de l’action de ces
institutions afin de rehausser leurs performances.
Conscient de la place centrale qu’occupe la justice dans
l’Etat de droit, le Gouvernement a très rapidement mis en oeuvre un train de mesures
tendant à renforcer l’indépendance de la justice, à faciliter l’accès des
citoyens à ses services et à améliorer les conditions de travail des personnels
du secteur. Il a également accordé une attention particulière à l’amélioration
des conditions de vie de la population carcérale, tout en oeuvrant pour faire
des établissements pénitentiaires un espace de réhabilitation et de préparation
à l’insertion sociale.
Dans ce cadre, on note l’adoption de la Stratégie Nationale
du Secteur de la Justice et la Stratégie Nationale d’Accès à la Justice, la
mise en place de mécanismes transparents ayant recueillis l’adhésion des
professionnels du secteur pour les promotions et les affectations des
personnels. A cela s’ajoute l’ouverture des bureaux de l’assistance judiciaire
dans toutes
les Wilayas, la programmation des crédits nécessaires à leur
fonctionnement dans la Budget de l’Etat, ainsi que le plafonnage des honoraires
des avocats, la révision des frais de justice et la mise en place d’un cadre
juridique pour la fonction des médiateurs – Mouslih.
Le Gouvernement poursuivra cet effort en faveur de la justice
à travers la construction et la réhabilitation des sièges des tribunaux et des
palais de justice, la mise en oeuvre de l’assistance judiciaire et l’élargissement
de sa portée, la réduction des frais de justice pour les plus vulnérables,
ainsi que la révision de l’arsenal juridique de manière à simplifier les
procédures et à encourager les investissements et les initiatives dans le
domaine économique et commercial. L’année 2020 connaitra des avancées
significatives au niveau de tous ces chantiers cruciaux pour la réforme tendant
à donner à ce service public vital les moyens nécessaires pour être au service
des citoyens, à travers sa contribution à l’encrage de l’Etat de droit et à la
mise en place des conditions favorables au développements économique et social
du pays.
■■■ LE RAYONNEMENT CULTUREL
Dans le domaine des affaires islamiques, le Gouvernement a
élaboré un plan quinquennal de développement du secteur et a entamé sa mise en
oeuvre. Dans ce cadre, un plan architectural type a été conçu pour les
bâtiments de la mahadhra en tant qu’institution symbole de l’originalité du
pays. De même, l’effort en faveur de la généralisation des mahadhra pilotes
s’est poursuivi par l’ouverture de trois nouvelles unités de ce type, dont une
à Rosso et deux à Chinguetti, et les mesures ont été prises pour assurer
l’ouverture de la grande « mahadhra –chinguitiya » à Akjoujt. Par ailleurs, les
préparatifs sont engagés pour la mise en place d’une institution nationale
chargée de la Zakat ; cet outil permettra de faciliter et d’organiser la
collecte auprès des citoyens qui veulent s’acquitter de ce devoir religieux et
d’améliorer son impact sur le plan socio- économique.
L’importance accordée par le Gouvernement à l’influence
culturelle et religieuse séculaire de notre pays au sein de la collectivité
islamique s’est traduite, également, par la réorganisation des chaires
théologiques au niveau de la Radio du Saint Coran et de la chaine Al Mahadhra.
Cela leur a permis de présenter un contenu plus exhaustif et plus adapté aux
besoins induits par la nécessité de contrecarrer le discours extrémiste et de
protéger la société de ses dérives. Dans ce sens, les outils de cette présence
culturelle du pays à l’étranger seront renforcés par la construction, prévue
cette année, du complexe culturel mauritanien à Banjul.
Parallèlement, le Gouvernement a consenti un effort
considérable à l’amélioration des conditions de l’exercice des rites religieux
à travers la construction et la réhabilitation des mosquées, l’élargissement de
la prise en charge de leurs frais de fonctionnement et le renforcement de leur
encadrement. C’est ainsi qu’un processus a été lancé comprenant l’entretien et
l’équipement de 30 mosquées, le recrutement de 400 Imams et 400 Muezzins, en
plus de la programmation de 4 séminaires de formation au profit des Imams.
En outre, le Gouvernement a pris les dispositions pour
améliorer l’organisation des activités religieuses saisonnières telles que
l’animation du Ramadan, le Pèlerinage, l’organisation des concours pour la
participation aux prix internationaux de récitation du Saint Coran, notamment
le prix du Président de la République.
■■■ LE SYSTEME DE SECURITE ET DE DEFENSE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
En matière de défense et de sécurité, l’action du
Gouvernement s’est focalisée sur le renforcement des acquis à travers la
poursuite des efforts de modernisation de nos forces armées et de sécurité, et
la mise à leur disposition de tous les moyens nécessaires à l’amélioration de
leur performance et à la consolidation de leur niveau d’opérationnalité, afin
qu’elles puissent remplir pleinement leurs missions traditionnelles et
contribuer efficacement à la mise en œuvre des politiques de développement.
L’imposant défilé militaire organisé à Akjoujt dans le cadre
des festivités marquant la célébration du 59eme anniversaire de l’Indépendance
Nationale, a reflété clairement le niveau d’évolution de notre dispositif de
sécurité grâce à la fois aux stratégies conçues et mises en œuvre par ses
dirigeants, et aux sacrifices de nos valeureux officiers et soldats sur le
terrain.
Le Gouvernement poursuivra le renforcement de notre
dispositif de défense et de sécurité par l’acquisition d’équipements et de
matériels, l’intensification des programmes de maintenance, d’entrainement, de
réhabilitation et de renforcement des capacités, notamment en matière de
renseignement et de gestion des systèmes d’information.
Dans le domaine de la sécurité publique, le gouvernement a
élaboré et mis en œuvre une stratégie tendant à assurer la protection des
citoyens et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. A cet
effet, les opérations de surveillance et de contrôle ont été intensifiées, et
les moyens des équipes chargées de la sécurité publique ont été renforcés à
l’intérieur du pays. De même, les mécanismes de maitrise des points d’accès au
territoire ont été également renforcés dans le cadre d’une politique rigoureuse
de surveillance des frontières : ce qui facilite l’accès aux visiteurs légaux
tout en l’interdisant aux immigrés clandestins, protégeant ainsi le pays des
risques inhérents à ce phénomène.
Il est très à propos de rappeler ici la place centrale
qu’occupe notre pays dans le maintien de la paix et de la sécurité au Sahel,
son rôle leader dans l’organisation du G5 Sahel, dont la présidence tournante
nous revient cette année. En effet, l’approche sécuritaire et la stratégie
militaire et de défense adoptée par notre pays est d’un grand intérêt pour ceux
qui suivent les questions de sécurité dans la région, tant par son originalité
que par son adaptation à la réalité et aux exigences sécuritaires sur le
terrain.
■■■ LA SECURITE ROUTIERE
Par ailleurs, le Gouvernement a développé une stratégie
spécifique et multidimensionnelle pour la sécurité routière, et a mis en place
un dispositif institutionnel pour la coordination de ses activités et le suivi
de sa mise en oeuvre. D’ailleurs, j’ai personnellement tenu à superviser le
lancement de l’exécution de cette stratégie début décembre dernier à
Aghchourguite. Dans ce cadre,
les équipes de contrôle et d’intervention ont été renforcées par des
ambulances, des équipes mobiles et un centre d’appel ouvert 24/24H, les
sociétés de transport publique obligées d’installer des équipements de
limitation de vitesse au niveau fixé par le code de la route, le processus d’acquisition
de radars de contrôle de vitesse lancé, alors que les services compétents
s’occupent de la révision du Code de la route en vue de l’adapter à l’évolution
du parc et de le rendre plus dissuasif pour les contrevenants.
En somme, de grands efforts ont été déployés afin d’améliorer
la sécurité routière, avec un accent particulier mis sur les segments routiers
qui ont enregistré le plus grand nombre d’accidents mortels. Ces efforts se
sont focalisés sur l’entretien des tronçons dégradés et/ou ensablés, la
sensibilisation des usagers, le contrôle, la répression et la dissuasion des
contrevenants. Ils ont permis une diminution significative des cas d’accidents
mortels.
A cet égard, je tiens à saluer les organisations de la
société civile, les journalistes et les blogueurs qui ont contribué à la
sensibilisation des populations au sujet de la problématique de sécurité
routière et les invite à persévérer dans cette voie.
■■■ LA SECURITE URBAINE
En outre, le Gouvernement a renforcé les moyens humains et matériels
de la protection civile à travers le recrutement des personnels, l’acquisition
des équipements et l’élargissement de
la présence sur le territoire de ses casernes et brigades
d’intervention. Il continuera à apporter l’appui nécessaire à ce service public
sensible pour lui permettre de jouer son rôle vital dans la protection des
citoyens et de leurs biens.
Au chapitre de la criminalité urbaine, le Gouvernement a
élaboré et mis en oeuvre un Plan de Lutte contre la Criminalité et la
Délinquance en milieu urbain. Ce plan qui implique toutes les forces de
sécurité, s’articule autour des mesures d’urgence et la définition des éléments
d’une stratégie intégrée. Il a eu un impact positif qui a permis de
circonscrire ce phénomène urbain dans un rayon qui permet aux forces de l’ordre
d’intervenir rapidement le cas échéant.
De façon générale, l’année 2020 sera marquée par
l’opérationnalisation d’un dispositif intégré de veille, de collecte de
renseignements, d’analyse et de prévention des risques, d’organisation des
secours en cas d’accidents ou de catastrophes naturelles, tout en mettant
l’accent sur la sécurité routière et la répression de toutes les formes de
criminalité endémiques et transfrontalières
■■■ UNE DIPLOMATIE DE PAIX ET DE SECURITE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
Dans le domaine diplomatique, l’action du Gouvernement s’est
focalisée sur la concrétisation des choix de Son Excellence le Président de la
République relatifs au développement d’une diplomatie dynamique et proactive,
oeuvrant inlassablement à préserver la paix et la sécurité dans le monde. Et
cela se fait à travers l’encouragement du consensus et de l’entente entre les
Etats, tout en affirmant notre soutien inébranlable aux causes justes, notre
souci constant de renforcer la solidarité avec nos frères et amis et de
capitaliser l’immense capital symbolique de notre pays pour le mettre au
service de nos intérêts nationaux.
L’intense activité diplomatique que nous avons menée au cours
des derniers mois confirme la position de notre pays sur la scène régionale et
internationale en matière de bon voisinage et en tant qu’acteur de
stabilisation incontournable Sahel. C’est dans ce cadre que s’inscrit le rôle
central que joue la Mauritanie dans le G5Sahel dont la présidence lui reviendra
à l’occasion de sa 6ème conférence prévue le mois prochain à Nouakchott.
Cette activité a permis de renforcer notre présence au niveau
des instances internationales, ce qui s’est traduit lors de la 74ème session de
l’Assemblée Générale des Nations par l’élection de notre pays comme membre du
Conseil des Droits de l’Homme pour la période 2020-2022 et l’élection de nos
candidats à la Commission de Lutte contre la Discrimination Raciale et la
Commission de des Droits des Travailleurs Immigrés et leurs Familles.
Dans le cadre des efforts visant l’amélioration de
l’efficacité de l’action diplomatique, le Gouvernement a instauré une
conférence annuelle des ambassadeurs, en vue d’évaluer la performance des
missions diplomatiques et leur capacité à bien exploiter toutes les
opportunités disponibles en matière de coopération bilatérale et multilatérale,
et de drainer les investissements étrangers vers le pays. De même, un projet
d’académie diplomatique a été élaboré, dont la mission sera la formation et la
professionnalisation du personnel diplomatique. Dans le même ordre d’idées et
pour donner à nos représentations diplomatiques une image convenable, les
sièges de nos ambassades à Ryad, Abu Dhabi, Niamey et Rabat seront construits
cette année, tandis que ceux de nos ambassades à Dakar, Paris et Bruxelles
seront réhabilités.
Par ailleurs, et dans son souci permanent de résoudre les
problèmes de nos ressortissants à l’étranger, le Gouvernement a dépêché
plusieurs missions de l’Agence Nationale des Registre des Populations et des
Titres Sécurisés pour enrôler les citoyens dans leurs lieux de résidence et
leur délivrer les documents sécurisés de l’état civil. Pour rapprocher
davantage ce service des mauritaniens de l’étranger, un mécanisme est en préparation
pour faciliter la délivrance à distance du passeport et autres documents à tous
les citoyens détenteurs de numéro national d’identification. De même, les
difficultés d’ordre juridique limitant la possibilité pour les membres de la
diaspora mauritanienne de bénéficier des avantages du statut de double
nationalité sont en train d’être aplanies à la faveur d’une loi dont le projet
est en cours de préparation.
En outre, une conférence des mauritaniens de l’étranger sera
organisée tous les trois ans afin de raffermir les liens qui attachent nos
ressortissants à leur patrie et d’encourager leur contribution aux efforts de
développement économique et social du pays.
■■■ UNE ADMINISTRATION AU SERVICE DU CITOYEN
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
Dès sa mise en place, le Gouvernement s’est attelé à traduire
dans les faits la priorité accordée par Son Excellence le Président de la
République à la mise en place d’une administration efficace au service du
citoyen.
A cet effet, le Gouvernement a enclenché une nouvelle
dynamique tendant à redynamiser l’ensemble des structures constitutives de
l’appareil de l’Etat, et ce à travers la mise à leur disposition des moyens
nécessaires pour l’accomplissement de leurs missions, tout en soumettant leur
action à un contrôle rapproché et à une évaluation périodique, s’inscrivant
dans une logique de gouvernance qui mise sur l’approche de gestion axée sur les
résultats. Dans ce cadre, des plans d’actions détaillés ont été formulés pour
tous les départements ministériels, avec obligation pour les ministres de
rendre compte périodiquement en Conseil des Ministres, chacun en ce qui le
concerne, de l’état d’avancement desdits plans d’actions. Instruction a été
donnée de créer des services de réclamation pour recevoir les courriers des
citoyens et les étudier, avec obligation d’y répondre.
Dans le souci de rapprocher le service public des citoyens et
d’améliorer ses prestations, le Gouvernement a engagé un processus devant
aboutir, à terme, à l’opérationnalisation d’un dispositif dédié dénommé »
Khadamaty » dont l’objectif principal consiste à assurer, de façon
progressive, la délivrance des services aux usagers conformément aux standards
les plus exigeants en matière de transparence et d’efficience.
Le dispositif Khadamaty repose sur l’inventaire exhaustif des
services rendus par chaque administration publique, la simplification des
procédures y afférentes, l’identification du ou des responsables de leur
délivrance, la fixation des délais correspondants, leur regroupement en un
guichet unique ou front office, afin d’en alléger au maximum la charge
administrative sur le citoyen et l’utilisation de l’outil numérique pour la
gestion de toute la chaine, du dépôt de la demande jusqu’à la délivrance du
service demandé.
Il est à noter que le dispositif Khadamaty est déjà
opérationnel pour les services liés au secteur des transports et devra être
progressivement étendu aux services de l’habitat, de l’hydraulique, de
l’assainissement, de l’énergie et de l’état civil.
Plus généralement, le Gouvernement a tenu à promouvoir
l’usage des mécanismes modernes de gestion afin de renforcer l’esprit de
responsabilité chez les fonctionnaires et des agents de l’Etat, tout en
oeuvrant à la restauration des saines traditions administratives relatives au
respect des procédures de travail et des rapports hiérarchiques à l’intérieur
de l’administration ; ainsi que la systématisation de la concertation et au
partage de l’information au sein des administrations et entre elles, à travers
la tenue régulière des réunions et le suivi de leurs décisions.
En outre, le Gouvernement a tenu également à favoriser la
stabilité des postes de l’administration et à restaurer la confiance dans la
crédibilité des critères d’affectation des fonctionnaires, en privilégiant les
promotions internes, le tout dans le cadre d’une orientation résolue vers la
consécration du principe de séparation entre la politique et l’administration.
C’est d’ailleurs dans cette optique qu’un projet de décret distinguant les postes
à caractères politique et les postes d’encadrement de l’administration est en
phase finale d’élaboration.
■■■ LE CADRE JURIDIQUE DE LA FONCTION PUBLIQUE
Au niveau de la fonction publique, un sang neuf a été injecté
dans l’administration par le recrutement de 2.853 nouveaux fonctionnaires, ce
qui permettra de renforcer le staff d’encadrement et le personnel d’exécution
dans plusieurs départements techniques et de services.
Sur un autre plan, les services compétents s’attèlent à la
réalisation des études préalables à la mise en oeuvre d’une série de réformes
profondes comprenant les régimes des carrières, des corps de la fonction
publique, de la retraite, des salaires, des pensions, de la sécurité sociale,
de l’assurance maladie et des conditions d’accès aux emplois publics.
Dans le domaine du travail, les efforts du Gouvernement ont
porté sur la modernisation du cadre juridique en vue de renforcer la protection
accordée aux travailleurs, d’améliorer les conditions de travail et de
consolider le dialogue entre les partenaires sociaux. Dans ce cadre, une
feuille de route pour la réforme a été adoptée, comprenant plusieurs textes
d’application relatifs à la déclaration par les employeurs des travailleurs
embouchés et le payement de leurs cotisations au profit de l’Office National de
Médecine du Travail, au contrôle sanitaire des enfants et des adolescents,
ainsi qu’à l’interdiction du travail des enfants et la généralisation des
services de contrôle à toutes les Wilayas.
Le Gouvernement entend aller de l’avant dans la mise en
oeuvre de cette feuille de route par la révision du Code de Travail et de la
convention collective, la ratification de la convention numéro 150 du BIT
relative à l’administration du travail, ainsi que par la révision du cadre
juridique de la sécurité sociale.
■■■ OPTER POUR UNE ADMINISTRATION NUMERIQUE
Au plan de la modernisation de l’Administration, le
Gouvernement s’est attelé à la mise en place des conditions objectives
nécessaires à la réalisation d’un saut qualitatif en matière d’utilisation des
technologies numériques pour améliorer la performance de l’Administration et
augmenter le niveau d’accès aux services qu’elle offre aux citoyens. Dans ce
cadre, on note la réalisation de l’étude de faisabilité relative à la mise en
place d’un programme d’E-Gouvernement, qui permet d’effectuer les démarches administratives
électroniquement et de digitaliser les payements au profit du secteur public,
qu’elles soient à titre de contribution obligatoire au financement du service
public ou de contrepartie des services payants qu’il offre aux usagers.
Pour accompagner une telle option, les services concernés
travaillent d’arrache-pied pour finaliser la réalisation de l’infrastructure du
réseau national haut débit en fibre optique. Dans ce cadre, seront réalisés en
2020 les tronçons Nouakchott- Atar- Choum ; Rosso- Boghé- Kaédi- Sélibabi-
Kiffa et Aioun- Néma, en plus d’une boucle de 40 km au niveau de Nouakchott.
Parallèlement à cela, des décrets d’application du cadre
juridique de la Société Mauritanienne de l’Information (CJ-SMI) ont été
élaborés dans le but de disposer d’un environnement institutionnel et
règlementaire propice au développement harmonieux et durable des usages
numériques, et d’instaurer un climat de plus grande confiance numérique,
protéger les libertés fondamentales et les transactions des individus.
Par ailleurs, et dans un souci d’assurer la synergie des
efforts de l’Etat en matière d’utilisation des nouvelles technologies de
l’information et de la communication au service du développement, et pour
prendre en charge l’ensemble du processus de transition numérique, les
préparatifs vont bon train pour la création de l’administration de mission
promise par Son Excellence le Président de la République, à savoir l’Agence
Nationale de l’Informatique de l’Etat.
■■■ ACCOMPAGNER LA DECENTRALISATION
En matière de décentralisation, le Gouvernement a engagé la
préparation des conditions juridiques et institutionnelles appropriées pour
accompagner le processus de régionalisation, à travers la réorganisation des
services déconcentrés de l’Etat pour les adapter au nouveau contexte
institutionnel et la finalisation des dispositions préalables au transfert des
compétences et des moyens humains et financiers nécessaires pour assurer le
développement local et régional. De même, un cadre réglementaire pour la gestion
des ressources humaines des collectivités territoriales est en cours
d’élaboration, et devra permettre de valoriser la fonction publique locale et
d’attirer les compétences dont les régions ont besoins pour appuyer leurs
efforts de développement.
Par ailleurs, le Gouvernement a accordé une attention toute
particulière à l’aplanissement des difficultés d’ordre technique qui
entravaient l’enrôlement de certains citoyens dans le registre de l’état civil,
à cause de l’absence des documents nécessaires pour permettre leur
identification. D’ores et déjà, les dispositions prises dans ce cadre ont
permis le traitement de près de 5.000 cas dont 2.367 au sujet desquels les
services compétents ont pu obtenir des informations pouvant faciliter
l’identification et la filiation pour l’attribution d’un NNI. Et le travail
continue pour permettre à tous les mauritaniens d’avoir leurs papiers
d’identification de manière définitive.
■■■ LA TRANSPARENCE DES FINANCES PUBLIQUES
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
Le renforcement du dispositif institutionnel de lutte contre
la corruption et la mauvaise gestion constitue une priorité du Gouvernement.
Dans ce cadre, s’inscrit l’adhésion de notre pays à la convention des Nations
Unies contre la corruption pour laquelle notre pays est en cours d’évaluation
ainsi que l’opérationnalisation de la réglementation relative à la transparence
financière de la vie publique. L’adoption des lois de règlement, la publication
des rapports de la cour des Comptes ainsi que la déclaration par Son Excellence
le Président de la République et les membres du Gouvernement de leurs avoirs,
constituent également une concrétisation de cette volonté des pouvoirs publics.
Pour conforter les efforts en matière de moralisation de la
vie et de la gestion publiques, le Gouvernement a engagé une réflexion devant
aboutir, à terme, à la réorganisation les organes de contrôle, à la révision
des textes relatifs aux marchés publics, à la transparence financière de la vie
publique et au financement des partis politiques et des campagnes électorales.
Dans le même ordre d’idées, il sera bientôt procédé à la révision du Code de
Déontologie des agents publics ainsi qu’au renforcement du dispositif
d’incitation et d’émulation positive à travers la création du prix de Son
Excellence le Président de la République pour l’intégrité et de l’innovation.
■■■ RENFORCER LE CONTROLE CITOYEN
Au plan de l’information des citoyens sur ce qui se passe
dans leur pays et dans le monde, la diffusion radio a été étendue à travers
l’ouverture de deux nouvelles antennes relais à Benichab et à Ghabou et la mise
en ligne des programmes de la première chaine de la télévision Al Mauritania.
Concomitamment, des ateliers ont été lancés au niveau des média du service
public à l’effet de repenser leur ligne rédactionnelle pour l’adapter à la
vision d’ouverture préconisée par Son Excellence le Président de la République.
Dans la même optique, et à titre d’encouragement du contrôle
citoyen, le Gouvernement a oeuvré à favoriser l’émergence d’une presse
nationale professionnelle indépendante capable et désireuse de jouer pleinement
le rôle qui lui incombe de manière responsable et efficace. A cet effet, il a
augmenté significativement les crédits du Fonds d’Appui à la presse et procédera
à la réforme du cadre juridique du champ de l’information et de la
communication de manière à favoriser davantage de professionnalisation des
journalistes et de protection de leurs droits.
Dans le même sens, le Gouvernement entend présenter à votre
auguste Assemblée au cours de cette année un ensemble de réformes relatives à
la société civile, couvrant les mécanismes de sa régulation, le suivi de ses
activités, la professionnalisation de ses membres ainsi que
l’opérationnalisation de ses instances.
■■■ PROTECTION DES DROITS HUMAINS
Dans le domaine de la protection et de la promotion des
droits humains, les efforts déployés ont visé l’application de l’important
arsenal juridique adopté par notre pays, la poursuite du dialogue interactif
avec les instances internationales de droit de l’homme et le suivi de la mise
en œuvre de nos engagements conventionnels.
Dans ce cadre, les rapports de notre pays en vertu des
conventions internationales ratifiées ont été présentés en 2019.
Un Plan d’Action National de mise en œuvre des
recommandations du 2ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) a été
élaboré et validé de manière inclusive, dans le cadre du processus préparatif
du 3ème cycle dudit examen prévu en novembre 2020. L’évaluation à mi-parcours
de la mise en œuvre de ce Plan a été faite en octobre 2019.
Pour 2020, le Gouvernement s’attèlera à la réactualisation et
l’adoption du projet de Stratégie nationale pour le renforcement de la Cohésion
Sociale. La stratégie vise essentiellement à renforcer l’unité nationale à
travers la prévention des conflits, le renforcement des fondements de l’état de
droit, la réduction des inégalités et la promotion de l’Etat de droit et des
institutions.
Cette réactualisation permettra également de s’inspirer du
programme électoral de Son Excellence Monsieur le Président de la République
notamment en ce qui concerne l’éradication définitive des séquelles de
l’esclavage et le passif humanitaire ainsi que les autres formes d’inégalités
issues des discriminations sociales.
■■■ ACCELERER LA CROISSANCE ECONOMIQUE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
En matière de gouvernance économique, les efforts du
Gouvernement étaient orientés vers la lutte efficace contre la pauvreté et
toutes les formes d’inégalité à travers l’accélération de la croissance
économique et la maitrise de l’inflation, en vue de créer plus d’emplois
décents au profit des citoyens et de préserver leur pouvoir d’achat. Ces
efforts nous ont permis d’atteindre un taux de croissance, de 6,9% en 2019, qui
restera à 6,3% en 2020 grâce aux réformes structurelles engagées et aux
performances attendues des secteurs de l’agriculture, de la pêche, de
l’industrie, de la construction et des services. L’inflation, qui était à 3% en
2019 ne devrait pas dépasser les 3,4% en 2020, grâce à des prix à l’importation
modérés et à une politique monétaire disciplinée.
En matière de politique économique et industrielle, les
principales réalisations du Gouvernement au cours des derniers mois ont été
nombreuses et variées. C’est ainsi qu’on peut citer la finalisation du rapport
annuel de mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de
Prospérité partagé (SCAPP) et l’amorce de sa régionalisation avec le démarrage,
comme pilote, de l’élaboration de la stratégie régionale pour la Wilaya du Hodh
Charghi, ainsi que la poursuite de la coordination de la mise en œuvre des
stratégies nationales de lutte contre la corruption, de la politique nationale
de population, de la santé et de la protection sociale.
En matière de programmation des investissements, le Programme
d’Investissement Public (PIP) 2020-2022, qui constitue la traduction des
priorités du Gouvernement conformément aux engagements du Président de la
République a été élaboré.
Le Gouvernement poursuivra la mise en œuvre du cadre
institutionnel de formulation et de programmation des investissements publics
(CAPIP) et la préparation d’un système de suivi régulier de l’exécution
financière des projets financés sur ressources extérieures.
En matière de mobilisation des ressources les efforts du
Gouvernement ont permis, au cours des derniers mois, l’obtention de près de 20
milliards MRU entre dons et prêts concessionnels, pour le financement de
l’économie, essentiellement la santé, l’éducation, l’emploi, l’agriculture,
l’hydraulique et l’assainissement et la décentralisation.
L’accent continuera d’être mis sur la mobilisation de plus de
ressources extérieures, tout en veillant à améliorer la soutenabilité et la
viabilité de la dette publique en privilégiant les prêts concessionnels et le
recours plus fréquent aux Partenariat Public-Privé (PPP) dans le financement
des infrastructures de soutien à la croissance.
A cette fin, et pour accompagner et concrétiser l’intérêt
nouveau que suscite notre pays parmi les investisseurs internationaux, le
Gouvernement organisera au cours de l’année 2020 un Groupe Consultatif afin de
mobiliser les financements nécessaires pour les grands projets structurants de
la SCAPP.
■■■ SECTEUR PRIVE ET CLIMAT DES AFFAIRES
En matière de promotion du secteur privé et d’amélioration du
climat des affaires, on peut citer, parmi les réalisations du Gouvernement,
l’engagement d’une réflexion sur la création d’un Conseil supérieur de
l’investissement, le lancement d’une étude sur la stratégie entrepreneuriale,
la préparation de la feuille de route « Doing Business » 2020-2021
ainsi que l’amélioration du traitement des demandes d’agrément aux régimes
privilégiés du Code des Investissements et l’accompagnement continu des
investisseurs nationaux et étrangers.
Par ailleurs, l’orientation de la politique économique
continuera d’accorder un rôle de premier plan au secteur privé, perçu comme
moteur de la croissance et créateur de richesses et d’opportunités d’emplois. A
cet effet, les cadres de concertation et de Partenariat Public-Privé seront
approfondis, l’accès des promoteurs privés aux sources de financement facilité
et l’entreprenariat encouragé.
Dans le domaine de l’industrie, le Gouvernement s’attelle à
mettre en place des programmes qui augmenteront la viabilité des petites et
moyennes entreprises, par la réhabilitation et la restructuration des sociétés
et l’appui aux entreprises qui rencontrent des difficultés économiques. Et ce
en contrepartie de l’obligation de garantir la qualité et de respecter les
normes de production, en particulier en perspective de l’ouverture du pays sur
de grands marchés, après la mise en vigueur de l’accord avec la CEDEAO et la
ratification de la convention sur la zone de libre échanges africaine ZLECAf.
Et dans le cadre de notre effort pour créer un tissu de PME
et d’encourager l’initiative et l’innovation de notre secteur privé, les
services spécialisés ont enregistré et étudié dernièrement les dossiers de 21
nouvelles unités industrielles dans plusieurs domaines de production importants
comme le recyclage, les produits alimentaires, l’aliment de bétail et
l’emballage, entre autres. Les études de faisabilité présentent un
investissement global de 20 milliards d’ouguiyas, pouvant créer plus de 1000
emplois continus.
Une stratégie industrielle intégrée sera élaborée accordant
la priorité aux secteurs dans lesquels notre pays dispose d’avantages
comparatifs tels que la pêche, l’élevage, l’agriculture et les énergies
renouvelables. L’objectif sera de favoriser l’émergence d’industries de
transformation capables de créer une valeur ajoutée locale, de permettre une
meilleure valorisation de notre potentiel économique et d’avoir un impact
positif sur l’emploi, tout en assurant la durabilité du potentiel.
■■■ FINANCES PUBLIQUES ET JUSTICE FISCALE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
En matière de finances publiques, les efforts du Gouvernement
au cours des derniers mois ont visé à atteindre les objectifs de l’efficacité
de la gestion des finances publiques, de la justice fiscale et le consentement
à l’impôt, de la modernisation de l’administration des finances et la maîtrise
des activités et les services à l’usager.
C’est ainsi qu’en peu de temps, deux lois de finances ont été
préparées et défendues devant le Parlement ainsi qu’une loi de règlement. Des
novations ont été introduites dans le but de renforcer la responsabilisation
des gestionnaires, d’améliorer l’efficacité de l’exécution des lois de finances
et de gagner en transparence. Ainsi, pour la première fois, le projet de loi de
finances 2020 prévoit une réduction significative des dépenses communes,
comporte un tableau de financement, affiche l’intégralité des moyens affectés
aux départements ministériels et respecte le calendrier budgétaire.
L’exécution budgétaire a été améliorée par l’achèvement de
l’intégration des établissements publics administratifs dans la chaîne de la
dépense RACHAD. A cela s’ajoutent d’autres avancées significatives en matière
de rénovation des règles budgétaires, en matière douanière par l’adoption du
tarif extérieur commun, par exemple, ou d’optimisation du rendement et de la
mobilisation des recettes de l’Etat, sans oublier le développement et
l’intégration continus des systèmes d’information des finances publiques.
En 2020, la priorité du Gouvernement restera l’amélioration
de l’efficacité de la gestion des finances publiques.
A cet égard, le nouveau schéma directeur de la gestion des
finances publiques sera élaboré au cours de l’année 2020 sur la base de
l’évaluation de la performance des finances publiques et de l’administration
fiscale. Le cycle de préparation des lois de finances sera également rénové
ainsi que le cadre budgétaire et celui de la comptabilité publique et privée.
L’optimisation de la mobilisation et du rendement des
recettes de l’Etat figure également parmi les objectifs visés par le
Gouvernement en 2020, ainsi que création d’un régime fiscal spécial et
incitatif au niveau des ports de pêche, l’évaluation des politiques
d’incitation fiscales du secteur des extractions et la valorisation des
recettes foncières.
Parallèlement la justice sociale sera instaurée via
l’amélioration de la collecte et de la redistribution de la Zakat et une
meilleure répartition de l’effort fiscal.
La viabilité de la dette publique à moyen et long terme sera
recherchée, notamment par l’assainissement de la situation financière des
entreprises publiques.
■■■ L’ECONOMIE AGRO-PASTORALE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
L’agriculture constitue l’un des piliers du développement du
pays, au même titre que l’élevage. Et à ce titre ils mobilisent, et
continueront à mobiliser, toute l’attention du Gouvernement.
C’est ainsi qu’en matière d’infrastructures et d’aménagements
hydro-agricoles, les réalisations du Gouvernement se sont concentrées, au cours
des derniers mois, sur les périmètres agricoles (démarrage des travaux
d’aménagement de 7230 ha de périmètres irrigués et reprise des travaux
d’aménagement de 3500 ha), les barrages et seuils de ralentissements (démarrage
des travaux de construction et de réhabilitation de 32 barrages 11 seuils) ,
les axes hydrauliques et le désenclavement des zones de production.
En matière de diversification agricole, il a été procédé au
lancement de plusieurs programmes dont ceux du soutien au sous-secteur pluvial,
de la campagne nationale des cultures maraichères, du programme de cultures
fourragères et d’un programme de développement des oasis de 2000 ha sur 4 ans,
dont 30 ha en cours de réalisation à Chinguetti, ainsi qu’à l’amorce du
processus de l’assainissement de la filière semencière.
Quant au sous-secteur de l’élevage, il a vu la construction
de quarante postes vétérinaires, le lancement des campagnes de vaccination du
cheptel, d’insémination artificielle des vaches laitières et celui du programme
national de développement de la filière lait au niveau du Hodh Echarghi, ainsi
que la préparation du lancement du recensement général de l’élevage et de
l’agriculture.
Par ailleurs 150 parcs de vaccination, 105 points d’eau, 18
marchés de bétail, 25 mini-laiteries et 17 aires d’abattage sont en programme
ou en cours d’exécution.
Le contrôle sanitaire et phytosanitaire a été redynamisé par
le renforcement des postes existants et l’ouverture de nouveaux postes. Le
Cadre de Dépenses Moyen Terme 2020-2025 pour le Secteur Rural et l’amorce de la
mise en place d’un système de suivi-évaluation du secteur figurent également
parmi les réalisations du Gouvernement ces derniers mois.
En 2020, et pour ce qui est de l’agriculture, le Gouvernement
compte centrer son action sur l’augmentation des superficies aménagées par la
réalisation de nouveaux aménagements et la réhabilitation d’autres surfaces sur
un total de plus de 11.600 ha. Les axes hydrauliques seront traités et
entretenus sur plus de 36 km. Un nouveau barrage de 2000 ha sera construit à
Bergatanni dans la Moughtaa Tamecheket et 12 autres réhabilités en pluvial dans
5 wilayas, sans oublier les nombreux seuils, digues et diguettes.
Les travaux de réhabilitation en cours seront poursuivis sur
28 barrages, pour aménager 2.830 ha de culture derrière barrages au niveau de 9
wilayas et sur 12 ouvrages de vidange au niveau de 6 wilayas.
Le Gouvernement travaille sur une meilleure gestion des eaux
superficielles par la construction de 60 diguettes capables d’irriguer entre
100 et 500 hectares, en plus de 6 grands barrages dans les wilayas du Tagant,
de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Guidimakha.
Et dans la cadre de la priorité accordée au partenariat
public privé, près de 2000 hectares seront aménagés annuellement dans la zone
du fleuve et de ses affluents, en plus du canal de l’Aftout Essahili ; y
ajouter des périmètres de cultures fourragères dans les régions du Gorgol,
Brakna et Trarza.
En matière d’appui à l’agriculture pluviale, le Gouvernement
envisage la mise en place de 7 brigades, la fourniture d’intrants et de
supervision technique pour 32 sites, l’acquisition de 655 tonnes de semences
traditionnelles ainsi que la fourniture d’équipements et matériels agricoles et
de protection des zones dont 37,36 km de clôtures en fils barbelé pour 226
sites.
En matière de développement et aménagement des oasis, il est
prévu la mise en place de 14 nouvelles palmeraies de 270 ha au total et
l’équipement de 300 puits en pompes solaires ainsi que l’extension de la
capacité de la Société Toumour Mauritanie à 1.000 tonnes.
Un appui multiforme sera apporté à la production maraichère
et à sa commercialisation sous forme de nouvelles capacités de conservation. Enfin
la filière semencière sera assainie et développée.
En fin, l’année 2020 verra l’amorce d’une réforme foncière
concertée entre les différents acteurs concernés par ce secteur, de sorte à
garantir l’accès des autochtones à la propriété foncière, tout en permettant au
privé national et étranger d’investir fortement et de manière pérenne dans ce
secteur vital. Par ailleurs, l’Etat va aménager 5000 hectares annuellement au
profit des populations défavorisées et pour désenclaver les zones de production
afin de les relier au réseau électrique.
Dans le sous-secteur de l’élevage les efforts seront orientés
vers l’amélioration de la situation sanitaire du cheptel et la protection des
consommateurs à travers l’augmentation de la couverture vaccinale, le renforcement
de la surveillance épidémiologique et la redynamisation des contrôles et
inspections vétérinaires. La promotion des chaines de valeur sera également
assurée via la mise en œuvre du Programme lait, de l’appui à la chaine de
valeurs de viandes rouges et dérivés et le développement de la filière avicole.
L’amélioration de la productivité animale passera par la construction et
l’équipement de bergeries et le renforcement de l’insémination artificielle et
la disponibilité des ressources alimentaires pour bétails.
Enfin une attention particulière sera portée aux
problématiques transversales du secteur, telles que la vulgarisation et les
conseils agricoles, la recherche et formation, l’accès au crédit pour
l’agriculture et l’élevage sans oublier l’amélioration de la gouvernance du
secteur.
■■■ PECHES ET ECONOMIE MARITIME
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
Dans le domaine des pêches et de l’économie maritime,
d’importantes réalisations ont été enregistrées au cours des premiers mois de l’action
du Gouvernement, en vue de contribuer à une plus grande intégration du secteur
à l’économie nationale, une meilleure salubrité et qualité des produits de
pêche et une gestion durable de la ressource.
Ainsi la Stratégie Nationale de Gestion Responsable pour un
Développement Durable des Pêches et de l’Economie Maritime 2015–2019 a été
évaluée avec l’ensemble des acteurs du secteur. Et servira de base à
l’élaboration de la nouvelle stratégie 2020-2024. Et la convention collective
qui régit l’emploi dans le secteur des pêches révisée, toujours par
concertation avec les opérateurs et les représentants des syndicats des
professions maritimes.
Dans le même temps, 40 millions d’euros (1,65 milliards MRU)
d’arriérés des navires étrangers vis-à-vis du Trésor public provenant des
décomptes des captures des petits pélagique pêchées sous le régime étranger,
ont été recouvrés et versé au Trésor Public.
On peut également citer, dans ce domaine, les mesures de
préparation et d’accompagnement entreprises par le Gouvernement, qui ont permis
le bon déroulement de la mission d’audit de l’Office Alimentaire et Vétérinaire
(OAV) de l’Union Européenne, dans des conditions satisfaisantes selon les
observations préliminaires de ses inspecteurs. Les résultats de cette mission
restent, comme vous le savez, déterminants dans l’accès de nos produits aux
marchés internationaux tels que l’Union Européenne, le Japon, la Russie et la
Chine.
Dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement du
sous-secteur de la pêche continentale et l’aquaculture, plusieurs actions ont
été réalisées récemment dont la préparation du projet de loi portant Code de la
Pêche continentale et de l’aquaculture, et l’organisation, en octobre 2019,
d’un atelier pour l’appui au développement durable de la pêche continentale
dans le Fleuve Sénégal.
Concernant la redynamisation de l’activité du Port de Tanit,
plusieurs mesures urgentes ont été entreprises dont : la relance et l’extension
des programmes de voierie et celle des travaux de construction de la ligne de
moyenne tension permettant le raccordement du port à Nouakchott ainsi que la
circulaire d’octobre 2019 limitant les débarquements dans la zone Centre aux
seuls points du Marché au Poisson de Nouakchott et Port de Tanit.
En 2020, nos efforts pour le secteur de la pêche maritime
vont porter essentiellement sur la consolidation des acquis de la stratégie
2015-2019 et la correction des dysfonctionnements constatés dans le système de
gestion actuel.
Dans ce cadre, l’accent sera mis sur l’assainissement du
système d’allocation de la ressource pour le rendre plus transparent et plus
équitable et le renforcement des capacités de la recherche et du dispositif de
contrôle et de suivi, sans oublier la sécurisation de l’approvisionnement en
produits de pêche et le développement des chaines de valeur ainsi que
l’amélioration du climat des affaires à travers, notamment, l’allégement des
ponctions opérées sur les produits et le renforcement de la confiance et de la
transparence dans le secteur.
Par ailleurs, en matière de bonne gouvernance et de suivi de
la politique des pêches, le Gouvernement procédera à l’adoption de la nouvelle
stratégie 2020-2024 après l’élaboration de son cadre juridique et à la révision
du cadre d’investissement. Tout comme sera adopté le programme de négociation
du futur accord de pêche. Dans le même temps le renforcement des capacités
opérationnelles de l’action de
L’Etat en mer sera poursuivi, le fonds de financement de la
pêche artisanale mis en place et le Marché au Poisson et les sites de
débarquement mis aux normes. Les préparatifs de la construction des sièges des
Garde-Côtes de Mauritanie (GCM), de l’Institut Mauritanien des Recherches
Océanographiques et des Pêches (IMROP) et de l’Office National d’Inspection
Sanitaire des Aliments (ONISPA) à Nouadhibou seront finalisés.
Afin d’encourager et d’accélérer l’intégration du secteur à
l’économie le Gouvernement entend construire quatre points de déparquement
aménagés supplémentaires sur le littoral à Mhaijratt, Tiwilit, PK93 et PK144,
finaliser les travaux de construction du port de N’Diago, généraliser les
plateformes de distribution de poisson à toutes les Moughataa du pays et
réaliser un chantier naval à Nouakchott
En matière d’optimisation de la gestion de l’exploitation des
ressources halieutiques, le Gouvernement compte réajuster le système
d’exploitation vers un mode d’accès plus transparent et élaborer un nouveau
système d’attribution des quotas basé sur la concurrence.
Enfin la pêche continentale et l’aquaculture bénéficieront de
l’attention du Gouvernement à travers l’évaluation de leur potentiel et la
promotion des produits.
■■■ UN SECTEUR MINIER AU SERVICE DU CITOYEN
Dans le domaine minier, les actions qui sont menées ont
notamment pour objectif la promotion d’un secteur minier
durable, socialement responsable, soucieux des aspects
environnementaux, générateur de revenus et pourvoyeur d’emplois. A cet effet,
une stratégie minière nationale est finalisée. Son adoption et sa mise en
oeuvre est prévue courant 2020. Un état des lieux portant sur le contenu local
dans le secteur minier a été également réalisé et une table ronde de
concertation avec les parties prenantes est prévue en fin février 2020 afin de
rapprocher les compagnies minières d’exploitation des entreprises nationales.
Parallèlement, le Gouvernement a encouragé l’exploitation des
richesses du sous-sol national de manière à favoriser la création des emplois
et la réduction de la pauvreté. Dans ce cadre, un plan de développement
accompagné d’un chronogramme d’exécution des travaux est en cours d’élaboration
pour réactiver les projets de production de fer (El Aouj, ASKAF), d’uranium et
de phosphate. Aussi le projet d’exploitation de fer ‘Takamul’ (en joint-venture
entre la SNIM et la Saoudienne SABIC), a entamé le processus d’obtention de
permis d’exploitation.
Dans le même registre, le Gouvernement a favorisé l’extension
de l’activité d’exploitation artisanale de l’or tout en fournissant l’appui et
l’encadrement aux dizaines de milliers de jeunes exerçant cette activité et en
leur assurant sécurité et protection.
Par ailleurs, les campagnes de recherche et prospection ont
permis d’améliorer les connaissances de notre sol et sous-sol, mettant ainsi en
évidence des nouvelles zones à fort potentiel dans les régions de l’Est du pays
dont l’exploitation devra augmenter le potentiel de ces régions et leur
contribution à l’économie nationale.
En 2020, le Gouvernement veillera à la mise en œuvre
d’importantes réformes dans le secteur à travers notamment:
i) La finalisation, courant premier semestre, de la révision
du cadre juridique du secteur;
ii) La création d’une nouvelle agence qui sera chargée de
développer et suivre l’activité d’exploitation artisanale et semi-industrielle
des minerais. Concernant l’exploitation artisanale de l’or; cette agence va
assurer la sécurité et l’encadrement des exploitants, tout en garantissant
leurs intérêts, en préservant l’environnement en général et en permettant de
rentabiliser la filière.
iii) Une nouvelle structure basée sur l’élargissement du
champ de l’activité de l’OMRG sera créée, afin d’inclure la gestion du
patrimoine minier de l’Etat et développer la recherche géologique et minière,
pour devenir une référence pour l’Etat et les investisseurs..
Les études pour la faisabilité de ces deux structures sont
déjà réalisées.
■■■ PREPARER L’EXPLOITATION DU GAZ
Dans le domaine des hydrocarbures, la sécurisation des
approvisionnements du pays en produits pétroliers liquides et la préparation de
la phase d’exploitation du gaz ont constitués des priorités de l’action du
Gouvernement.
S’agissant des approvisionnements en produits pétroliers, les
dispositions nécessaires ont été prises pour la réhabilitation progressive des
lignes de dépotage des hydrocarbures au niveau du dépôt central de la SMHPM au
cours de l’année 2020. Dans ce cadre, une Commission Interdépartementale a été
mise en place pour réaliser l’audit des installations pétrolières et proposer,
avant la fin de février prochain, les mesures appropriées pour corriger les
insuffisances constatées.
Parallèlement, les études visant à augmenter les capacités de
stockage à Nouakchott et à Nouadhibou à travers un PPP sont en cours de
préparation en vue de leur lancement en février 2020. Ces études portent
également sur l’implantation de dépôts à l’intérieur du pays.
Concernant l’exploitation du gaz, un progrès significatif a
été enregistré au niveau des travaux de développement de la première phase du
projet Grand Tortue Ahméyim (GTA), avec l’objectif de la mise en production du
champ en 2022. Le taux global de progression à la fin décembre se chiffre à
environ 25%. Cette première phase permettra une production annuelle de 2,5
millions de tonnes de gaz liquéfié GNL. Par ailleurs, les études
technico-financières relatives aux phases 2 et 3 du projet sont en cours en vue
de la prise d’une décision finale d’investissement à l’horizon 2020-2021. Une
production totale de 10 millions de tonnes de GNL sera atteinte d’ici 2026
après la mise en production des trois phases.
Pour maximiser les retombés du secteur et assurer son
intégration à l’économie nationale, le Gouvernement a concentré ses efforts sur
les mesures tendant à promouvoir le contenu local des activités liées à
l’exploitation gazière. A cet effet, une étude a été lancée pour la création
d’une zone industrielle dédiée à l’activité pétrolière et gazière. D’ailleurs,
la récente découverte du gisement gazier de la zone offshore Birallah ayant mis
en évidence des réserves de gaz pouvant atteindre 1.400 milliards de mètres cubes
gaz est de nature à renforcer l’opportunité de faire de notre pays un hub
gazier régional.
■■■ COMMERCE EQUITABLE, RESPECT DES NORMES
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
Le Gouvernement s’est attaqué, dès ses premières semaines, à
la vente des produits périmés. Les efforts de lutte contre ce fléau se sont
traduits par le contrôle, la saisie et la destruction de 500 tonnes de produits
impropres à la consommation humaine.
Dans le domaine de la concurrence, de la protection du consommateur
et de la répression des fraudes, un projet de loi de protection du consommateur
a été adopté en Conseil des Ministres et sera bientôt soumis à votre auguste
Assemblée pour adoption.
Ces efforts seront approfondis et diversifiés en 2020,
notamment, en matière de protection des consommateurs et de répression des
fraudes, par la préparation d’une loi sur la concurrence et la création d’une
agence de controle de qualité des aliments. Ainsi que par la mise en place d’un
système intégré d’informations commerciales.
Dans le domaine du commerce extérieur, le Gouvernement a fini
la préparation du pays à l’entrée en vigueur de l’Accord d’Association avec la
CEDEAO d’une part et de son adhésion à la Zone de Libre Echange Continentale
Africaine d’autre part.
Les textes relatifs au Tarif Extérieur Commun (TEC) seront
élaborés, les acteurs formés et une large campagne de sensibilisation,
notamment en direction du secteur privé, lancée en prévision de la mise en
oeuvre de l’accord d’association avec la CEDEAO et de la Zone de Libre Echange
Continentale Africaine (ZLECAf).
Dans ce cadre, notre législation du commerce extérieur sera
harmonisée avec les accords internationaux, notamment en appliquant le Schéma
de Libéralisation des Echanges (SLE) et en ratifiant l’Accord de Facilitation
des Echanges (AFE). Tout comme nous lancerons l’Observatoire du Commerce
Africain en Mauritanie.
■■■ TOURISME ECOLOGIQUE ET RESILIENCE
Dans le domaine du tourisme, l’action du Gouvernement s’est
concentrée à la préparation de la relance du secteur après de longues années de
léthargie. A cet effet, la saison touristique 2019-2020 a été lancée à Atar, en
présence de partenaires étrangers très intéressés par la coopération dans ce
secteur. La formulation d’un projet de développement de l’écotourisme, pour en
faire un moteur du développement durable de l’économie nationale, créateur
d’emplois et générateur de revenus.
Une stratégie de communication et de promotion du tourisme
sera élaborée en vue de promouvoir la destination Mauritanie. Un climat
favorable à l’investissement touristique et un projet de développement des
infrastructures touristiques seront mis en place en vue d’encourager
l’augmentation de la capacité hôtelière. Parallèlement une école de formation
aux métiers du tourisme sera créée et les capacités des opérateurs privés
renforcées.
Par ailleurs, le rôle de nos missions diplomatiques dans la
promotion du tourisme, notamment de conférence, sera accru et valorisé.
■■■ DES PROJETS STRUCTURANTS
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
Le Gouvernement a tenu à continuer les efforts
d’investissement dans la mise en place et l’entretien des infrastructures de
soutien à la croissance, afin de réduire les coûts de facteurs de production,
diversifier l’économie et lever les entraves à la compétitivité des secteurs
productifs.
La puissance a été renforcée et les réseaux électriques
élargis dans un certain nombre de villes.
En 2020, le Gouvernement poursuivra le renforcement des
programmes d’électrification et d’extension des réseaux sur l’étendue du
territoire, tout en oeuvrant à l’amélioration du mixte énergétique à travers
l’accélération du rythme de réalisation de la centrale éolienne de Boulenouar
et la centrale hydroélectrique de Gouina.
En matière de transport de l’électricité, les travaux de
construction de la ligne Nouakchott – Zouerate ont débuté, conformément au
planning, et ils doivent être finalisés en décembre 2020. Le contrat du projet
de ligne HT Nouakchott-frontière Sénégal a été signé fin juillet 2019 et les
études d’exécution ont débuté.
En outre, la construction de la composante « Ligne »
du projet de ligne HT Nouakchott-Nouadhibou aura lieu au plus tard le mois
d’avril 2020 alors que la réception prévisionnelle la composante
« Poste » est attendue au mois d’Aout 2020.
L’étude de faisabilité des lignes HT Chami – Akjoujt et
Nouakchott – Néma (avec dérivation vers Kayes au Mali) doit être finalisée en
avril 2020. Les financements sont bouclés pour la composante de la ligne sur le
territoire mauritanien.
Sont également finalisées, les études relatives au
portefeuille de projets de Petites Infrastructures de Distribution, de
Répartition et de Production comprenant la construction de lignes MT et BT
ainsi que des centrales hybrides dans différentes Wilaya du pays. Parmi ces
études, figure la boucle MT Kaédi-Mbout – Selibaby dont le financement a été
mobilisé. Les autres projets seront soumis aux partenaires au développement
pour financement.
Enfin, le Gouvernement accordera une importance particulière aux
réformes institutionnelles et à la réorganisation du secteur de l’énergie de
manière à garantir la rentabilité des investissements, la pérennité et la
qualité et la qualité de ses services. Dans ce cadre, il sera procédé à la
réorganisation de la SOMELEC et la segmentation des activités et leur
regroupement au sein d’entités chargées de la Production / Transport d’une part
et de la Distribution / Commercialisation d’autre part.
Dans le domaine de l’eau potable, les actions entreprises par
le Gouvernement au cours des derniers mois ont permis notamment i) l’achèvement
des travaux de réalisation et de réhabilitation de 105 réseaux d’eau potable et
l’acquisition de 105 équipements d’exhaure solaire ; ii) la réalisation de 45
forage, l’exécution de 58 implantations géodésiques et iii) le lancement des
travaux de nouveaux projets à Nouakchott et à l’intérieur du pays ainsi que la
réalisation des études de faisabilité de nouveaux projets.
Au niveau de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, on
note l’acquisition de 150 équipements solaires, 10 groupes électrogènes, 20
pompes immergées et 5variateurs, en plus de la réalisation et la réhabilitation
de 105 systèmes d’alimentation en eau potable AEP dans le cadre des projets 5
Wilayas.
En outre, les villes suivantes ont bénéficié de renforcement
de leurs systèmes de production et/ou de distribution. Il s’agit des villes de
Chinguetti, Atar, Akjoujt, Sava, Boumdeid, Ajoueir- Tenhemed. Aussi,
l’alimentation en eau potable de Biret, Ndiagou et Bden est en cours de
renforcement à travers la construction d’une station de traitement de 50m3/h,
la pose de 11km de conduite et la réalisation d’une prise sur le fleuve de
50m3/h. Par ailleurs, l’étude pour l’alimentation en eau potable des localités
situées entre PK17 et K80 de la route de Rosso, est achevée et le rapport final
est disponible.
Dans le cadre du Projet Aftout Chargui qui vise
l’alimentation en eau potable de 465 localités situées dans le triangle de
l’espoir, les travaux de raccordement de 35 nouvelles localités ont été engagés
au niveau des communes de Bourat, Monguel, Lexeiba, zone Ouest et Sud du
barrage.
Au niveau du réseau de distribution de Nouakchott, on note le
lancement, en novembre 2019, par son Excellence le Président de la République
de la nouvelle phase qui permettra d’étendre le réseau d’eau potable à
l’ensemble des quartiers non desservis de la ville pour un métré total de 1400
km de réseau et 100 000 branchements en particulier au niveau de : Tevragh
zeina, Soukouk, Hay Sakenn, Dar Naim Ext, Ain Talh,Toujounine tarhil, Mellah
Bouhdida et Sebkha et Dar Beidah et une partie d’Arafat.
Au cours du dernier trimestre, l’exécution de la nouvelle
phase du projet Dhar a vu :i) le montage des équipements des réservoirs
d’Amouj, Bangou, Haasi Etila et Adel bagrou (dans l’axe sud) et l’achèvement
des conduites d’adduction (transport) et de distribution ; ii) l’achèvement du
château d’eau d’Achemin et des adductions (dans l’axe nord) ; et iii)
l’achèvement des études d’exécution et le démarrage des travaux de pose des
canalisations (180 km) pour l’axe Timbedra-Eweinat-Aioun.
Au chapitre des chantiers en phase de lancement ou de
préparation, s’inscrit le lancement du Projet Hydraulique G5 Sahel qui vise
l’accès à l’eau et l’assainissement de 107 localités dans les deux hodhs, la
préparation du Projet
Sectoriel Eau et Assainissement (PSEA) qui vise
l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour 345
localités dans les wilayas de l’Assaba, du Gorgol, du Guidimakha et du deux
Hodhs y compris la zone des réfugiés du camp de M’berré. A cela s’ajoutent le
projet d’alimentation, à partir du fleuve, de Kiffa et des localités
avoisinantes (Gouraye, Selibabi, Kamour, Ould Yengé, Kankossa, Hassi chegar,
Guerrou, Ghaira) en plus du projet d’AEP des localités situées entre le PK17 et
le PK80 de la route Rosso-Nouakchott et le projet d’alimentation en eau potable
de Walata à partir du Dhar.
Par ailleurs, d’ici à 2024, la gestion durable de la
ressource en eau qui sera menée, contribuera à alimenter toutes les localités
rurales en eau potable et des solutions pérennes seront trouvées pour alimenter
les villes situées sur un biseau sec et répondre aux besoins induits par le
développement des activités minières dans le nord du pays.
Aussi, il sera procédé à la réorganisation de la SNDE et de
l’hydraulique villageoise de manière à avoir un service à la hauteur des
attentes de nos populations et à la mesure des investissements que nous
consentons.
Par ailleurs, d’autres efforts ont permis d’améliorer l’assainissement
dans les régions du Guidimagha, Gorgol, Assaba, les deux Hodh, le Tagant et le
Brakna.
S’agissant du milieu urbain, le Gouvernement dotera
Nouakchott et Nouadhibou de réseaux d’assainissement des eaux usées et
pluviales et les schémas directeurs d’assainissement des autres villes de
l’intérieur seront élaborés.
■■■ AMELIORER NOS AVANTAGES COMPRATIFS
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
Dans le domaine des transports, le Gouvernement a accordé une
attention particulière au développement du système national de transport,
compte tenu de l’importance qu’il revêt dans la promotion des échanges, la
réduction des coûts de production, le renforcement de la compétitivité de
l’économie et l’amélioration de la mobilité urbaine.
En matière de transport terrestre, un effort conséquent a été
porté à la réhabilitation et l’entretien des routes existantes. Dans ce cadre,
a été donné le lancement des travaux de réhabilitation de la route
Boutilimit-Aleg. Celle des autres segments du réseau routier est en cours
préparation, après leur identification. En même temps se poursuit l’opération continue
de désensablement du réseau.
Dans un souci de favoriser la qualité et la pérennité des
routes, le LNTP a réalisé plus d’un millier d’essais géotechniques et d’une
dizaine d’études d’auscultations de chaussées pour identifier les insuffisances
afin de les corriger et surtout de pouvoir les éviter dans chantiers futures.
Il a été avéré, malheureusement, qu’il y a des défaillances
notoires au niveau de la construction des routes existantes, tant au niveau des
normes techniques qu’au niveau du seuil le plus bas de la qualité. Partant de
là, des fonds vont être orientés dans l’immédiat vers la maintenance des routes
existantes, en attendant de créer, plus tard, une structure publique qui sera
chargée de l’entretien et de la maintenance du réseau routier, tant urbain
qu’interurbain, pour mieux sécuriser la vie des citoyens et leurs biens.
Pour ce qui est des perspectives, le contrat- programme avec
l’entreprise spécialisée prévoit :i) Le dégagement de 2 309 417 m3 des dunes;
ii) La fixation biologique de 99 ha des dunes et son entretien; iii) La
réparation de 27665 m2deNids de poules; iv)
Au chapitre de la construction des routes, les travaux se
poursuivent pour la réalisation de plus de 520 km de routes dans le cadre de 16
projets repartis sur l’étendue du territoire national. Dans ce cadre, les
projets suivants seront achevés en 2020 : i) Route Néma-Achemim; ii) Route
Bassiknou – Fassala; iii) Route Kiffa – Boumdeid; iv) Route Nouakchott –
Boumbri; v) Programme de voirie de Nouakchott lancée en 2019; et vi) Lot 1 de
route RN1 – Bénichab. En outre, les activités suivantes seront lancées en 2020:
i)Travaux du Pont de Rosso; ii) Lot 3 de la route Nouakchott – Boutilimit 42
km; iii) Route Achemim – Nbeiket lehwache 120 km ; iv) Route Tidjikja –
Boumdeid – Kankossa – Selibaby – Ghabou 350 km ; v) Lot 3 de la route
Nouakchott – Nouadhibou 121km; vi) Route Keurmacen – N’diago 40km; vii) Route
Atar – Chinguiti 80km; viii) Route Amourj – Adel Bagrou 77km, et ix) Programme
de voirie de 40 km.
Tous ces projets seront exécutés avec la plus grande rigueur
dans le respect des cahiers des charges et l’application des meilleurs
standards de qualité.
Par ailleurs, les études suivantes seront lancées en 2020: i)
Etude du programme de construction de 300km de voiries dans tous les Moughataas
du pays; ii) Etude de programme de désenclavement au niveau national ; et iii)
Etude de mis en place d’une nouvelle stratégie des infrastructures de transport.
Concernant l’organisation du transport terrestre, les actions
suivantes ont été réalisées : i) La construction et l’opérationnalisation d’une
gare routière à Akjoujt ; ii) La réhabilitation et la mise à niveau de la gare
de Sélibabi; et iii) L’identification des lieux de regroupement des taxis à
Nouakchott.
En matière de transport urbain, le Gouvernement a renforcé le
parc automobile de la STP pour lui permettre d’améliorer la qualité de son
offre et d’élargir son étendue. A cet effet, l’entreprise a acquis 23 bus et
ouvert 5 nouvelles lignes urbaines à Nouakchott, augmentant ainsi son offre de
place de 43%, le nombre des voyageurs de 23% en plus de la création de 60
nouveaux emplois. Cet effort se poursuivra en 2020 notamment avec l’acquisition
65 véhicules.
De façon plus générale, une étude est lancée et sera
poursuivie afin de formuler des propositions de nature à contribuer à résoudre
durablement la problématique de la mobilité urbaine à Nouakchott et dans les
grandes villes.
En ce qui concerne le transport aérien, la sureté de
l’aviation civile a été nettement améliorée à travers la révision des textes le
régissant, l’acquisition de machines d’inspection filtrage pour les aéroports
d’Atar et de Nouadhibou ainsi que la formation de 50 cadres en sûreté des
aéroports.
Dans le cadre du développement du réseau, les actions suivantes
ont été menées: i)La réhabilitation de l’aéroport de Néma; ii) , le lancement,
d’une ligne aérienne entre Nouakchott et Néma qui devra contribuer au
développement des échanges et surtout de soulager les populations;
iii)L’achèvement des travaux de la piste de Bir Megrein ; et vi) L’amélioration
des conditions d’exploitation des aéroports d’Atar, de Zouerate, de Néma et de
Nouadhibou à travers le renforcement de certaines pistes, des clôtures et du
matériel de lutte anti incendie.
L’année 2020 verra le démarrage des travaux de piste
d’atterrissage de Lemgheiti, davantage d’amélioration de la sureté de la
navigation aérienne à travers à la mise en oeuvre du guidage Radar dans
l’espace géré par la Tour de Nouakchott et la préparation du projet de l’ADS-B Satellite
dans l’espace aérien Mauritanien (actuellement en période d’essai).
S’agissant des infrastructures de Télécommunication, plus de
1300 km de tronçons du réseau national haut débit en fibre optique ont été
construits en plus de la pose de 190 km de conduites, dans le cadre du projet
WARCIP-Mauritanie.
Les chefs-lieux des Willayas et Moughataas seront connectés
cette année au réseau large bande national et développer l’internet haut débit,
d’une longueur de 1800 Km. Cela couvrira les liaisons interurbaines et la
connexion des antennes des opérateurs télécoms le long des axes «
Nouakchott-Atar-Choum, Rosso-Boghé-Kaédi-Sélibabi-Kiffa et Aioun-Nema » ; en
plus de liaisons urbaines dont 40 Kms à Nouakchott.
Il est prévu également de lancer la construction d’une
seconde liaison internationale par câble sous-marin de notre pays.
L’atterrissement de cette liaison sera à Nouadhibou notre capitale économique.
Par ailleurs, il sera procédé à la révision des cahiers des
charges des opérateurs télécoms pour améliorer la qualité et l’étendue de la
couverture par les réseaux de communication de 2ème et 3ème générations (2G/3G)
ainsi que le lancement d’un appel d’offre pour l’octroi à ces opérateurs de
licences mobiles de 4ème génération (LTE-4G).
■■■ PRESERVER LA BIODIVERSITE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
En matière de protection de l’environnement et de lutte
contre la désertification, l’attention du Gouvernement depuis le mois d’aout
dernier s’est portée à la restauration des terres dégradées sur près de 2600
hectares dans les wilayas du Guidimagha et des deux Hodhs. Le reboisement, à
l’aide d’espèces locales adaptées, a porté sur 450 hectares et l’ensemencement
direct sur 250 hectares au Brakna et au Trarza. En vue de stimuler la production
de la gomme arabique, 190.000 plants d’acacias ont été plantés sur une
superficie de 450 ha, dans les wilayas du Gorgol, du Brakna et du Trarza.
Par ailleurs, un programme national intégré de reboisement
sera élaboré et mis en œuvre à partir de cette année et une attention
particulière sera accordée à la préservation de la biodiversité de nos
écosystèmes naturels avec pour objectifs à court termes la restauration
d’environ 100.000 ha de zones humides continentales (Tamourts de Bougari,
Tamourt N’aaj et Mahmouda) et la création de la réserve naturelle de la Baie de
l’étoile à Nouadhibou.
La campagne annuelle de protection des pâturages contre les
feux de brousse a été lancée dans les 7 wilayas agro-sylvo-pastorales du pays
pour un montant global de 56 millions MRU.
En vue d’assurer une protection et une gestion durable du
littoral, les actions de renforcement du cordon dunaire de Nouakchott se
poursuivent, grâce à la fixation mécanique et biologique. Et en attendant la
réalisation d’une évaluation environnementale et sociale, il a été décidé de
surseoir à toute exploitation du sable noir sur le littoral.
En 2020, et afin d’améliorer la performance environnementale
du pays, et répondre aux problématiques écologiques les plus urgentes, nous
avons décidé de créer une police environnementale nationale. Nous renforcerons
la sensibilisation et l’éducation environnementales pour que nos ressources
forestières et fauniques ne fassent plus l’objet d’exploitation illégale, pour
que notre littoral soit mieux préservé et que les citoyens et les opérateurs
accompagnent, par un comportement et une production plus responsables, les
efforts du Gouvernement visant une gestion durable et écologique de nos
ressources naturelles. Nous soutiendrons ainsi les initiatives et projets
écologiques visant le développement de chaines de valeurs vertes, créatrices
d’emplois, notamment dans les filières de recyclage et de valorisation des
déchets. Dans ce cadre, une loi générale sur la gestion des déchets solides est
en préparation.
Dans l’intérêt général, nous inciterons les entreprises
industrielles et extractives à investir dans des technologies plus propres afin
de réduire les pollutions et nuisances qui impactent l’environnement et la
santé de nos populations.
■■■ EDUCATION, SANTE, PROGRAMMES EMPLOI
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Le Président de la République s’est engagé à faire de son
mandat « un quinquennat d’accélération et d’intensification des politiques
d’éducation, de santé et d’emploi en vue d’améliorer les conditions de vie des
populations et d’ouvrir de nouveaux horizons à notre jeunesse ».Cet engagement
découle de sa conviction que ces politiques qui assurent l’épanouissement des
capacités humaines, les entretiennent et les investissent dans la vie active,
sont le principal moteur de tout développement et le seul garant de sa
pérennité. D’où la primauté accordée à ces politiques dans le programme et les
plans d’action du Gouvernement
C’est ainsi que dans le domaine de l’éducation, le
Gouvernement a élaboré une feuille de route qui guidera le processus de
réforme, conduisant à la rédaction d’un livre blanc sur l’éducation nationale
pour aboutir à une loi d’orientation qui devra être votée avant la fin du mois
Juin 2020.
Pour ce qui est de l’élargissement de l’offre scolaire, un
grand programme de construction d’école est lancé, accompagné par une action de
maintenance soutenue des écoles existantes. Ce programme nous permettra de
préparer la rentrée prochaine de sorte que tous les enfants de la première
année de l’Ecole Républicaine y seront accueillis.
Cet effort rentre dans le cadre de l’Engagement du Président
de la République à construire 3500 salles de classe durant les cinq années à
venir.
Afin de garantir un meilleur pilotage et accompagnement de la
réforme du système éducatif, le Gouvernement a créé un conseil National de
l’Éducation, composé de toutes les parties prenantes de l’éducation et doté de
moyens et structures à même de lui permettre d’apporter une contribution de
qualité et des avis indépendants sur les politiques et programmes du secteur.
Mais, sans attendre la mise en œuvre de cette feuille de
route, le Gouvernement a pris d’ores et déjà des mesures qui visent à pallier
certaines insuffisances structurelles du système.
Il s’est attaqué particulièrement au déficit en enseignants
dans le but de lui trouver une solution pérenne dans les trois années à venir.
A cette fin, il a mis en place une réserve de plus de 5000
prestataires de services de l’enseignement qui servira d’appoint, en attendant
que les Ecoles Normales d’Instituteurs (ENIs) et l’Ecole Normale Supérieure
(ENS) forment un nombre suffisant d’enseignants de profession. Ces écoles
seront dotées de toutes les ressources humaines, matérielles et financières
nécessaires pour devenir des Ecoles d’Elites.
Une nouvelle ENI sera créée à Kiffa en 2020. Les mesures
visant la rationalisation de la carte scolaire se poursuivront à travers le
regroupement de nouvelles écoles.
En outre, le Gouvernement a lancé un audit du fichier du personnel
du fondamental et du secondaire, dans le but d’obtenir des données fiables,
permettant d’asseoir une rigueur dans la gestion des Ressources Humaines, sur
la base de la logique de résultats.
Conscient que tous les efforts consentis resteront sans effet
si l’acteur principal de l’Education qui est l’enseignant n’est pas motivé et
respecté, le Gouvernement mettra en place un système de renfoncement de
capacités, de suivi et de motivation de plusieurs ordres.
Dans ce cadre, diverses primes et mode de récompenses seront
initiés au profit de tout le corps enseignant, et plus particulièrement aux
plus méritants suivant des critères basés sur les résultats pédagogiques.
Par ailleurs, une attention particulière sera accordée aux
élèves des classes d’initiation et d’examen des zones reculées et vulnérables
qui bénéficieront d’équipements destinées aux cantines scolaires.
Dans le domaine de l’élargissement de l’offre scolaire, un
vaste programme de construction, de réhabilitation et d’équipement des écoles
et des structures administratives avec une politique adéquate de maintenance
est d’ores et déjà lancé.
C’est dans ce cadre que les premières pierres ont été posées
pour la construction de 15 édifices scolaires qui seront opérationnels dès la
rentrée scolaire 2020-2021.
Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de nos engagements
pour la construction de 3500 salles classes au cours des cinq années à venir.
D’autre part, l’accès au livre scolaire sera amélioré à
travers une production à plus grande échelle, et la dotation de terminaux
d’accès aux livres scolaires au niveau des mairies de 58 capitales
départementales en 2020.
Dans le domaine de la formation technique et professionnelle,
le Gouvernement s’est engagé avec le monde de l’entreprise, dans une réflexion
sur une carte de formation qui considère les besoins en qualification de
l’économie nationale, qui permettra de rationaliser l’utilisation des capacités
existantes dans ce secteur.
Dans ce cadre, les actions suivantes ont été menées :
– La création d’un Compte d’Affectation Spéciale chargé de
recevoir le produit de la taxe d’apprentissage, avec un système de gestion
tripartite entre l’administration, les employeurs et les travailleurs. Il sera
un outil efficace d’orientation de la formation vers les besoins de
l’entreprise ;
– L’introduction de la gestion axée sur les résultats au
niveau des établissements de formation à travers l’initiation d’une approche de
contrats programmes, qui permettra d’orienter les ressources attribuées pour
l’atteinte d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs mesurant la qualité,
l’efficacité et l’efficience du système ;
– La création de 3 Centres de Développement des Compétences
dans les secteurs de l’industrie, du Bâtiment et des Travaux Publics et des
Services pour garantir la qualité de la formation ;
– L’engagement du processus de recrutement et la formation de
120 nouveaux formateurs dans le but de développer la capacité d’accueil du
dispositif et de préparer la réponse adéquate aux besoins en qualification des
secteurs émergents (gaz, pétrole, etc.) ;
– La signature d’un accord-cadre sur une durée de 5 ans entre
le Gouvernement et la Confédération Nationale du Patronat Mauritanien pour
définir les modalités de collaboration dans la mise en place d’un large
dispositif d’apprentissage, de formation continue, de formation qualifiante et
de stages pour créer les conditions de réalisation de notre engagement pour
offrir une opportunité de formation à 40.000 jeunes mauritaniens d’ici 2024.
Pour permettre à la formation technique et professionnelle de
fournir la main-d’œuvre qualifiée nécessaire à l’économie, le Gouvernement
mettra en place l’Institut des Technologies Industrielles, l’Institut de
Formation dans le domaine des normes internationales du bâtiment et des travaux
publics de Riyad et l’Institut supérieur de formation sur les métiers des
Technologies de l’Information et de la Communication de Nouadhibou, en plus de
trois instituts de formation aux métiers d’avenir (nouvelles technologies,
marketing, commerce, administration).
L’offre des filières de l’Académie navale et de ses centres
de formation sera également élargie à travers l’ouverture de nouvelles unités
de formation, pour répondre aux besoins des nouvelles infrastructures
portuaires et des industries de transformation au niveau de Nouadhibou, de
Tanit et de N’Diago.
En outre, l’Institut Supérieur de Langues sera entièrement
transféré à Nouadhibou où une haute école de Commerce sera construite. Les
capacités d’accueil de l’École polytechnique et de l’Institut Supérieur
d’Enseignement Technique de Rosso seront élargies, pour répondre aux besoins
croissants dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des industries
alimentaires, en personnels qualifiées pouvant occuper des postes de
responsabilité.
L’Enseignement Supérieur a connu l’élaboration d’un annuaire
statistique synthétique de l’état du secteur et la réactualisation du tableau
de bord. Tout cela dans le but de garantir un suivi-évaluation fiable, à
travers des indicateurs précis qui mesurent les impacts de notre politique en
matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.
Les structures académiques de l’Université des Sciences
Islamiques d’Aioun ont été renforcées à travers l’ouverture d’un centre
d’études et de recherche sur l’extrémisme violent et la création d’un Centre
des Œuvres Universitaires.
Par ailleurs, la capacité d’accueil de l’Institut Supérieur
d’Etudes et de Recherches Islamiques a été doublée, ses textes révisés dans
l’intérêt des élèves des Mahadras.
Au cours de l’année 2020, l’accent sera mis sur
l’opérationnalisation des organes concernés par la qualité de l’enseignement
supérieur, la recherche scientifique et l’innovation et le renforcement des
capacités des personnels enseignants et d’encadrement.
L’offre de formation sera élargie avec le lancement du
processus de création d’une faculté des sciences de l’éducation à l’Université
de Nouakchott Al Asrya, d’un institut Supérieur des Technologies de
l’Information et de la Communication, d’une haute école de commerce, en plus
d’un centre d’enseignement de l’arabe pour les non-arabophones, l’ouverture
d’une filière de pharmacologie à la faculté de médecine et le suivi du projet
de l’Université de Tidjikja.
■■■ REDUIRE LES INEGALITES, PROTÉGER LES EXCLUS
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Le Gouvernement
a placé au cœur de son action sociale la concrétisation de l’engagement du
Président de la République « à mener une politique volontariste pour permettre
à chaque mauritanien, sans distinction aucune, d’accéder à une vie décente et
de pouvoir s’épanouir ».
A cet égard, la priorité a été donnée aux actions à fort
impact social garantissant la réduction des inégalités et protégeant les
couches défavorisées. Il s’agit des actions qui visent à offrir aux populations
un enseignement de qualité, des services sociaux et sanitaires efficients, un
meilleur accès aux services de base et à l’emploi, et à favoriser
l’autonomisation et la mobilisation des énergies de toutes les couches de la
société en particulier les femmes et les jeunes.
Et j’ai l’honneur de citer ici la décision importante du
Président de la République, de mettre en place la Délégation Générale à la
Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion dite ‘TAAZOUR’’, dotée
d’un budget annuel de 4 milliards d’Ouguiyas qui a pour objectif de généraliser
la protection sociale, d’éliminer toutes les formes d’inégalités et de
renforcer la cohésion nationale.
Pour ce faire, elle engagera une action volontariste visant à
promouvoir et accélérer la mise en œuvre de programmes et de projets de lutte
contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation tout en élargissant leurs
champs d’intervention.
TAAZOUR a lancé effectivement ses activités en coordination
avec les secteurs publics concernés, et sur la base des programmes développés
dans les engagements du Président de la République.
Ces programmes qui visent à soutenir les moyens de
production, le pouvoir d’achat des pauvres et à améliorer leur accès à
l’éducation, aux services de santé, à l’eau potable, à un logement convenable
et à l’énergie.
Il s’agit de l’extension du programme« Takavoul » pour le
cash transfer, l’amélioration de l’efficacité du programme <>
et le lancement du programme << Cheila >> visant à améliorer le
niveau de vie des communautés locales, en particulier dans les « Adwabas », et
le programme <> pour le logement
social.
Dans le cadre de dernier ce programme, un projet pilote de construction de 50 logements
sociaux à partir de produits locaux a été lancé, sous forme d’un atelier de
formation qui offrira l’opportunité de développer ce domaine d’expérimentation
à l’école de formation technique de Sélibabi,
au génie militaire et à la gendarmerie d’une part, et des opportunités d’emploi
que peut générer cette activité. Il est attendu qu’elle offre 300 opportunité
d’emploi d’apprentissage au profit des jeunes artisans durant l’année 2020. Et
dans ce même cadre, un programme de 10.000 logements sociaux sera lancé au
profit des habitants des quartiers périphériques des grandes villes du pays.
En matière de protection sociale, la mise en place de l’outil du registre
social se poursuit avec l’achèvement du ciblage de neuf Moughataa pour un total
de 14.800 ménages et l’affinement au niveau de sept autres Moughataa.
Et puisque les conditions de vie des citoyens demandent une intervention
urgente de la part de l’Etat pour les alléger, Son Excellence le Président de
la République va lancer un programme multidimensionnel et transversal qui
répondra aux urgences et donnera des solutions aux problèmes pressants.
■■■ SECURITE ALIMENTAIRE
Dans le domaine de la sécurité alimentaire, une enquête générale sur la
situation alimentaire et nutritionnelle a été menée au niveau des Moughataa
pour servir de base aux interventions du Gouvernement en matière de sécurité
alimentaire durant les prochains mois.
L’approvisionnement du réseau des boutiques EMEL a été assuré sur toute
l’étendue du territoire national, par l’acheminement de plus de 37.000 tonnes
de denrées essentielles (riz, blé, sucre et huile) et l’assistance portée à de
plus de 460 familles sinistrées dans les wilayas des deux hodhs, de l’Assaba,
du Gorgol, de Guidimakha et de l’Inchiri, à travers la fourniture de produits
alimentaires et de matériels de secours.
La parfaite coordination des interventions des différents services de l’Etat a
permis d’atténuer les dégâts causés par les inondations qu’ont connues
plusieurs régions du pays, et de traiter leurs conséquences grâce notamment à
la rapidité de la réparation des routes et des réseaux électriques et
d’adduction d’eau, facilitant ainsi la fourniture des services de base et
l’assistance aux populations sinistrées au bon moment.
Enfin il a été réalisé plus de 30 microprojets de soutien à la sécurité
alimentaire et à la résilience des populations dans les domaines de la
protection des cultures, de l’approvisionnement en eau potable, de la
mobilisation des eaux de surface et de l’assainissement urbain.
Au cours de cette année, la continuation et l’approfondissement des programmes
ci-dessus sera assurée. Aussi, le Gouvernement concentrera ses efforts en la
matière à la prévention des chocs et des crises alimentaires par la mise en
place d’un système de veille et d’un mécanisme d’alerte précoce. L’anticipation
des crises alimentaires se fera, notamment par le renforcement des capacités
opérationnelles d’intervention, la création d’un fonds spécial dédié au
renouvellement du stock physique, la construction de nouvelles infrastructures
de stockage et la réhabilitation de celles existantes ainsi que la
modernisation de la gestion et de la maintenance du parc roulant.
L’amélioration de la couverture des besoins alimentaires des populations
vulnérables sera assurée à travers, notamment, l’organisation d’opérations de
distribution gratuite de vivres et de cash, la mise en oeuvre du programme EMEL
et de l’opération Ramadan, l’ouverture de centres de récupération
nutritionnelle et la promotion du programme de cantines scolaires.
Le Gouvernement renforcera la résilience des communautés vulnérables, en
assurant la fourniture de diverses activités génératrices de revenus et la
création d’emplois saisonniers à haute intensité de main d’oeuvre en milieu
rural.
En vue de garantir l’atteinte de l’ensemble de ces objectifs stratégiques au
moindre coût technique et financier, la gouvernance institutionnelle et
financière de la sécurité alimentaire bénéficiera de toute l’attention du
Gouvernement. Ainsi la politique nationale de sécurité alimentaire sera
élaborée et un dispositif de coordination des intervenants aux niveaux central
et déconcentré mis en place.
■■■ INTEGRER LE GENRE AU
DEVELOPPEMENT
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, L’autonomisation des femmes, afin
d’assurer leur participation pleine et active à la dynamique de développement
national, constitue un axe fondamental du projet du Président de la République,
M. Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazwani. Pour concrétiser cette volonté ferme, le
Gouvernement s’est attelé dès le premier jour à prendre des mesures importantes
en faveur de la promotion des femmes, à l’intégration de la thématique genre
dans les politiques publiques et les programmes sectoriels et à la lutte contre
les stéréotypes et les formes de violence liées au genre. Il a engagé le
processus de réactualisation de la stratégie nationale d’institutionnalisation
du genre et de création de l’Observatoire mauritanien des droits des femmes a
été engagé. L’observatoire contribuera à l’accès des femmes à leurs droits et à
éliminer les écarts entre les deux sexes à tous les niveaux politique,
économique, social, culturel et juridique, et servira comme mécanisme
institutionnel spécialisé pour examiner et contrôler la situation des droits
des femmes et surveiller toutes les violations de leurs droits afin de les
corriger et de les traiter en temps opportun.
En outre, les acteurs de 5 plateformes multisectorielles de lutte contre les
violences basées sur le genre (VBG) nouvellement créées, ont bénéficié d’une
formation de mise à niveau dans le cadre du renforcement des capacités
institutionnelles de la Stratégie Nationale d’Institutionnalisation du Genre ;
et les cellules sectorielles genre et le groupe technique multisectoriel Genre
ont été, à leur tour, redynamisés.
Le Gouvernement poursuivra les efforts de formation des filles et des femmes
sur les différents métiers, ainsi que le suivi de la mise en oeuvre de 53
jardins d’enfants dans les quartiers les plus reculés de Nouakchott, la
formation de 83 stagiaires au
Centre de Formation et de Promotion Féminine (CFPF), la mise en oeuvre de 20
AGR au profit des sortantes du Centre de Formation de la Petite Enfance (CFPE)
et l’accueil de 395 nouvelles stagiaires en 1ére année.
En 2020, si Dieu le veut, 200 initiatives d’éducation préscolaire, ainsi que 50
projets de petites entreprises pour les sortantes du Centre pour la Formation
et la Promotion Féminine bénéficieront de financements conséquents ; un Projet
de promotion des femmes entrepreneurs pour 100 petites entreprises sera lancé
ainsi que 100 autres destinés aux femmes des deux hodhs, de l’Assaba et du
Guidimka.
Afin de soutenir l’éducation des filles et leur maintien dans le système
d’enseignement technique et professionnel, le Gouvernement créera et équipera 4
unités de commercialisation de produits locaux et mettra en oeuvre des
activités génératrices de revenus destinées à garantir le transport des filles
dans les lieux identifiés par le projet d’«Autonomisation des Femmes et
Dividende Démographique ».
Tout cela en plus de l’octroi de 50 bourses à des filles ayant obtenu
d’excellents résultats.
Dans le domaine de la protection de l’enfance, les actions suivantes ont été
menées:
– Réactualisation de la stratégie nationale de protection des enfants ;
– Lancement du projet d’appui à la justice des mineurs ;
– Poursuite de la formation continue des monitrices de jardins d’enfants ;
– L’accueil de 300 enfants en situation difficile;
– L’inscription de 245 enfants handicapés dans l’enseignement adapté à cette
catégorie;
– L’intensification du dépistage et du traitement de la malnutrition infantile
de la naissance à l’âge de 59 mois;
En 2020, il est prévu;
– L’adoption de la stratégie nationale de protection de l’enfance réactualisée
et son plan d’action ;
– L’accueil et la prise en charge de 1300 enfants en situation difficile ;
– L’insertion et le suivi de 735 enfants ayant bénéficié de la rééducation ;
– Création et équipement de 5 ateliers de formation professionnelle en couture,
menuiserie, soudure et coiffure à Nouakchott, Kiffa et Aleg ;
– La transformation du Centre de la Petite Enfance en Centre de Formation pour
les Carrières de la Petite Enfance pour répondre à la demande croissante
d’éducateurs qualifiés ;
Par ailleurs, le Gouvernement accompagnera le processus d’enrôlement de 60
enfants au registre de la population en vue de l’obtention des actes d’état
civil.
Afin de contribuer au bien-être de la famille mauritanienne et de renforcer la
cohésion et la stabilité familiale et sociale, le Gouvernement a poursuivi ses
efforts dans le domaine de l’encouragement et de la facilitation du règlement
des litiges familiaux soumis aux autorités compétentes. Il a aussi intensifié
les campagnes de sensibilisation des femmes sur les pratiques familiales
essentielles permettant d’améliorer la santé, la croissance et le développement
des enfants.
En 2020, des caravanes nationales de solidarité avec la femme rurale couvrant
66 villages de 23 communes rurales.
En ce qui concerne les personnes handicapées, le gouvernement s’est employé à
traduire dans la réalité l’intérêt accordé par le Président de la République à
ce segment de la société.
Dans ce cadre les actions suivantes ont été réalisées:
– Construction d’un siège entièrement équipé pour la Fédération Mauritanienne
des Associations Nationales de Personnes Handicapées;
– Distribution de dizaines d’équipements pour les personnes handicapées ;
– Octroi d’aide sociale au profit de 110 enfants polyhandicapés pour un montant
de 300.000MRU;
– Octroi d’un financement au profit des associations des personnes handicapées
pour un montant de 850.000 MRU ;
– Accorder un don de 850 000 MRU aux associations de personnes handicapées;
– Etude pour la prise en charge de la couverture sanitaire de 2000 personnes
handicapées avec leur ayant droit au niveau de la Caisse Nationale d’Assurance
Maladie;
– Préparation de la distribution du premier lot de la carte désactivée à 2 000
personnes;
– Intégration d’un module au sein de l’enquête démographique et de santé en
cours, ce qui permettra d’avoir une meilleure connaissance du volume de cette
frange de la société ;
En 2020, le Gouvernement prendra en charge 240 enfants polyhandicapés, dans le
cadre du programme cash transfert pour les enfants handicapés. Il veillera
également à la mise en œuvre du décret sur l’accès des personnes handicapées
aux bâtiments et équipements publics.
■■■ LEADERSHIP, ORDRE,
GOUVERNANCE SANITAIRE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
En exécution de l’engagement pris par Son Excellence le Président de la
République, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, dans son programme électoral à
œuvrer « de façon inlassable, pour consolider les acquis et bâtir
progressivement un système de santé en mesure d’offrir à la population
mauritanienne les soins de santé essentiels, de bonne qualité, à des coûts
supportables », le Gouvernement a déployé, au cours des derniers mois, des
efforts importants visant à améliorer l’état de santé des populations, tant au
niveau de la qualité que de l’accès aux services.
C’est ainsi que plusieurs réformes ont été entamées notamment celles relatives
au renforcement du pilotage, de la régulation et de la gouvernance. Une carte
géo-référencée de couverture sanitaire 2020-2030 a été développée, et un
processus de planification axée sur les résultats au niveau de toute la
pyramide sanitaire a été engagé.
Ces actions ont porté d’abord sur le recentrage et la réorganisation de la
mission de ce secteur afin de répondre positivement aux aspirations des
populations.
Parmi les mesures importantes prises dans ce sens, figure la décision de l’État
de supporter l’intégralité des frais de transport des malades évacués vers les
structures hospitalières du pays ; ainsi que la décision instaurant la gratuité
des soins fournis dans les services d’urgence sur tout le territoire national.
Dans ce contexte, le Gouvernement a lancé un processus de concertation avec
l’ensemble des parties prenantes autour d’un projet de stratégie nationale
d’approvisionnement et de distribution des médicaments et consommables à
travers le mode le plus adapté et le plus efficient.
Ce processus devra aboutir à une feuille de route de mise en œuvre et à un
programme de renforcement des capacités de la CAMEC.
Parallèlement, un programme d’assainissement du secteur pharmaceutique a été
engagé visant à garantir un respect strict des lois et textes en vigueur.
Par ailleurs, et dans le cadre du redressement des déséquilibres de la base de
données des ressources humaines, et dans le souci d’assurer l’accès de tous les
citoyens aux services de santé, 686 personnels de santé ont été recrutés et
affectés vers les structures de santé de l’intérieur du pays. De même, les
infrastructures de santé seront renforcées cette année par l’achèvement des
travaux de construction de l’hôpital d’Atar et de l’extension du Centre
Hospitalier National.
Dans le même sens, le Gouvernement mettra en œuvre un plan de développement des
infrastructures et des divers services techniques de santé en conformité avec
les standards requis, ainsi qu’une stratégie efficace de maintenance des
équipements,
■■■ L’EMPLOI DES JEUNES, PREOCCUPATION N°1
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
L’emploi, notamment des jeunes, occupe une place de choix dans les Engagements
du Président de la République. Par conséquence, l’action du Gouvernement s’est
focalisée, au cours des derniers mois, sur la préparation des meilleures
conditions pour la mise en œuvre de ces engagements.
C’est ainsi qu’une enquête prospective en vue d’évaluer le potentiel de
création d’emplois dans les secteurs publics et privés a été lancée et la
réflexion engagée sur la réforme de l’Agence Nationale d’Emploi des Jeunes
(ANAPEJ) en vue de la rendre plus fonctionnelle. Une Coordination Nationale de
Gestion des Programmes et Projets d’Emploi pour coordonner et mettre en
cohérence l’ensemble des efforts consentis en la matière, en vue de plus
d’impact durable, a également été mise en place.
Dans ce cadre, le Gouvernement a élaboré plusieurs projets programmes dont le
projets SAFIR pour la sécurité alimentaire, de formation et d’insertion, de
résilience et de l’emploi ainsi que le projet Wacom, qui devra permettre de
générer plusieurs opportunités d’emplois à travers les filières des ressources
animales et de production de la gomme arabique dans les Wilayas du deux Hodh,
de l’Assaba, du Gorgol, du Guidimagha et du Trarza.
Par ailleurs, des effets bénéfiques sur l’emploi des jeunes sont également
attendus des mesures prises par les services compétents en vue d’assurer
l’application rigoureuses des textes en vigueur relativement à la
mauritanisation des postes occupés actuellement par des étrangers dans les
différents secteurs, notamment ceux des mines et de l’industrie.
En termes de création nette d’emplois, on peut citer l’organisation avec les
ministères en charge de l’enseignement fondamental et secondaire d’un concours
de recrutement de plus de 5000 professeurs et enseignants de réserve et
l’accord passé avec l’Union Nationale du Patronat Mauritanien portant sur le
recrutement, au premier semestre de l’année en cours, de 6000 jeunes ainsi que
l’insertion de 75 jeunes qui ont des antécédents de délinquance en vue de les
protéger contre la récidive. D’ores et déjà, le processus de recrutement de 800
jeunes au titre de la mise en œuvre de la première phase de l’accord avec le
Patronat Mauritanien est pratiquement bouclé aujourd’hui.
Courant 2020, le Gouvernement compte mettre en œuvre et opérationnaliser la
Stratégie Nationale de l’Emploi et organiser une table ronde avec les PTFs en
vue de mobiliser les financements nécessaires à cet effet. Seront également
organisées des journées de concertation avec le secteur privé sur les
meilleures voies de création d’emplois à travers la mise en place de mécanismes
appropriés permettant aux acteurs concernés d’accéder aux sources de
financement.
■■■ CORRIGER LE DESORDRE
URBAIN
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
L’amélioration du cadre de vie dans les villes et les centres urbains a été au
coeur des préoccupations du Gouvernement. Dans ce cadre, la priorité a été
donnée au traitement des dysfonctionnements constatés au niveau la gestion de
l’espace urbain. A cet effet, les mesures nécessaires ont été prises pour
l’application rigoureuse de la réglementation régissant les conditions de
délivrance des services publics relatifs à la gestion urbaine. Ainsi, le
contrôle urbain a été renforcé au niveau de Nouakchott pour lutter efficacement
contre l’occupation illégale du domaine public et le développement de l’habitat
insalubre. A cela s’ajoute la réalisation, en préparation, d’un cadastre urbain
géo-référencié et le renforcement du dispositif de planification urbain
notamment à Nouakchott dont le Schéma de Développement et d’Aménagement global
vient, par ailleurs d’être renforcé par un Plan Local d’Urbanisme de
Tevragh-Zeina. Ce dernier outil de planification urbain devra être bientôt
suivi par un plan similaire pour l’aménagement du Centre-ville, incluant la
zone dite « jardins de sebkha ».
En outre, les études préalables pour l’élaboration du plan de lotissement de la
ville de Néma ont été réalisées. Ont été également réalisés et approuvés les
termes de référence pour l’élaboration du SDAU de Rosso et d’un SDAU simplifié
à Kiffa.
S’agissant de la résorption des quartiers précaires, la clôture des opérations
de restructuration prévue pour fin décembre 2019 a connu des avancées
significatives notamment à Arafat où tous les cas pendants ont été traités.
Cette opération se poursuit à Toujounine et à Dar Naïm.
Pour ce qui est de la ville de Tintane, les derniers mois ont vu l’achèvement
et la réception des derniers bâtiments et équipements collectifs prévus, le
lancement de l’extension du réseau d’eau potable (50 km) et la poursuite de la
restructuration des deux derniers quartiers de l’ancienne ville.
Au plan de l’habitat, le Gouvernement a entamé le processus de mise à jour des
textes juridiques relatifs à la promotion immobilière en vue de préparer les
conditions nécessaires pour la production de logements économiques et la
création d’un mécanisme adéquat de financement de l’habitat économique.
Par ailleurs, le Gouvernement a lancé une étude pour un programme de logements
économiques à Nouakchott sous forme de PPP. En outre, un programme de
construction de 300 logements (100 logements à CHAMI et 200 logements à
Nouakchott) est en cours de formulation dans le cadre d’un partenariat
ISKAN/CDD. En plus de cela, le Gouvernement compte construire 50 logement des
fonctionnaires au niveau des regroupements de Bourate, Nbeiket Lahouache,
Termesse, Boulahrathe, Saboualla, Oumsfeya, Tenwemend, Magha et El Atef.
Dans le domaine des Bâtiments et Equipements Publics, le Gouvernement a lancé
un ambitieux programme de construction et de réhabilitation des infrastructures
religieuses, culturelles, administratives, éducatives, sanitaires, marchandes,
sportives et de jeunesse. Dans le cadre de ce programme, les travaux de
construction des sièges des institutions constitutionnelles et de deux
bâtiments à usage administratif R+9 à Nouakchott se poursuivent conformément au
planning retenu..
L’année 2020 verra l’achèvement et /ou le lancement de la construction des
sièges des Conseils Régionaux et des bureaux des Wilayas des deux Hodhs, de
Nouakchott Sud, du Tagant, de l’Inchiri et des Hakems des Moughataas de Boghé,
de Bababé, de Ould Yenge, d’Amourj, de Basseknou, de Boumdeid, de Kiffa,
d’Akjoujt, d’Aoujeft, d’Aioun, de Tamecheket,de Kobbeni, de Sélibabi, de
Maghama, de Ghabou, de Bénichab et des chefs d’arrondissements de Tachout et
M’heijratt ainsi que les bureaux et logements du Délégué du MHUAT à Akjoujt et
à Tidjikja.
En termes d’infrastructures et d’équipements destinés au secteur de la justice,
et tout en assurant les réhabilitations des bâtiments existants, l’année 2020
connaîtra la construction de 15 palais de justices et des maisons d’arrêt dans
les chefs-lieux de Wilayas et dans certaines localités telles que N’Beika,
BirMoghrein.
Dans le domaine de l’aménagement du territoire, le Gouvernement a adopté le
plan d’aménagement du Pôle de développement de Tanit et a réalisé les études
préalables à l’élaboration de celui du Port Multifonction de N’Diago.
S’agissant du programme national de regroupement des localités, l’accent a été
mis sur la dotation des nouveaux regroupements d’El Atf et de Magha des
infrastructures socio-collectives indispensables.
■■■ PROGRAMME VOLONTAIRE
WATANOUNA
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Conscient de l’importance de la mise en place d’un cadre programmatique pour
inciter et organiser la participation de la jeunesse à l’œuvre de construction
nationale, le Gouvernement a élaboré une stratégie nationale tendant à
permettre aux jeunes de jouer un rôle de premier plan dans le développement du
pays. Dans cette optique, le programme national de volontariat « Watanouna »
a été mis en place et la concertation et la sensibilisation sur les voies et
moyens de sa mise en œuvre a été également lancée. A cela s’ajoute
l’organisation d’une caravane de sensibilisation sur la citoyenneté au profit
de 300 jeunes issus des wilayas de Nouakchott, du Trarza, du Brakna et du
Gorgol, en plus de l’organisation à Kaédi d’une rencontre des jeunes également
sur le thème de la citoyenneté et de la démocratie avec la participation de
représentants de 13 Wilayas.
Au plan économique, le Gouvernement a lancé un programme de financement de 500
projets au profit de la jeunesse à Nouakchott et dans d’autres Wilayas. En
outre, les mois prochains verront le lancement de plusieurs projets qui devront
générer des milliers d’emplois au profit des jeunes dans nos déférentes Wilayas.
Dans le domaine des infrastructures sportives et de jeunesse, les travaux de
réhabilitation du Complexe Olympique de Nouakchott qui concernent
l’installation des équipements et d’aménagement des espaces verts de cette
infrastructure est en cours.
En termes de perspectives, la construction de complexes sportifs à Nouakchott
et à Rosso est programmée ainsi que la réhabilitation de la nouvelle maison des
jeunes.
Sur un autre plan, le Gouvernement a accordé une attention méritée à la promotion
de la culture nationale compte tenu de sa valeur intrinsèque, de son
originalité, de sa richesse, de sa diversité et en reconnaissance du rôle vital
qu’elle joue dans le développement en tant que facteur indispensable pour
renforcer l’unité nationale et raffermir la cohésion social.
Cette attention bienveillante et sans précédent à l’égard de la culture s’est
traduite notamment à travers l’appui conséquent accordé à l’Union des écrivains
et hommes de lettres de Mauritanie et les efforts considérables consentis pour
améliorer le Festival des Villes Anciennes en le transformant
d’une éphémère manifestation folklorique à un forum international à l’occasion
duquel les cultures communiquent et s’enrichissent mutuellement, le patrimoine
local est valorisé et de vrais programmes de développement sont lancés qui ont
un impact positif durable dans la vie des populations bien après la fin du
cérémonial.
L’appui dont a bénéficié l’artisanat procède de la même logique. En effet, le
Gouvernement a instauré des journées nationales de sensibilisation et de
concertation sur ce riche patrimoine et sur les conditions requises pour sa
promotion et sa valorisation. Dans ce cadre, plusieurs commissions ont été
mises sur pied pour étudier les voies et moyens à même de permettre l’atteinte
de ces objectifs. Par ailleurs, la dernière édition du Festival des Villes
Anciennes a vu la pose de la première pierre du village de l’artisanat à
Chinguetti.
En outre, le département concerné a organisé des ateliers de formation aux métiers
du céramique au profit de 300 personnes et a lancé une étude en vue de
diagnostiquer l’état de la filière de la teinture et de proposer des solutions
pour son développement. Il a également conçu un schéma de refondation d’une
foire nationale de l’artisanat conforme aux standards internationaux et a
finalisé l’étude institutionnelle relative à la création d’une usine de
tannerie et des métiers connexes.
Sur un plan plus général, le Gouvernement a engagé le processus de formulation
d’une stratégie nationale pour le développement de l’artisanat.
Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements de Son Excellence le
Président de la République tendant à promouvoir la diversité culturelle et à
mettre la culture au service du développement économique et social du pays, on
note l’organisation du festival national du théâtre, l’appui à l’organisation
de la treizième édition du festival annuel de la littérature mauritanienne
ainsi que la création de trois festivals culturels nationaux organisés, par
tirage au sort, dans trois de nos capitales régionale. Il s’agit du Festival
National de la Poésie (arabe et en langues nationales); du Festival National du
Patrimoine Musical et des Arts du Spectacle et enfin du Festival National des
Sports Traditionnels.
Par ailleurs Le dispositif dédié à la promotion des arts traditionnels et des
beaux-arts dans notre pays sera renforcé par la création du prix du Président
de la République pour les arts ainsi que par le lancement du processus ainsi
que par l’appui à l’émergence d’un cinéma national digne de ce nom..
■■■ LE ROLE VITAL DE LA
CULTURE
Mesdames et Messieurs les Députés,
Notre Gouvernement a accordé une attention méritée à la promotion de la culture
nationale compte tenu de sa valeur intrinsèque, de son originalité, de sa
richesse, de sa diversité et en reconnaissance du rôle vital qu’elle joue dans
le développement en tant que facteur indispensable pour renforcer l’unité
nationale et raffermir la cohésion social.
Cette attention bienveillante et sans précédent à l’égard de la culture s’est
traduite notamment à travers l’appui conséquent accordé à l’Union des écrivains
et hommes de lettres de Mauritanie et les efforts considérables consentis pour
améliorer le Festival des Villes Anciennes en le transformant d’une éphémère
manifestation folklorique à un forum international à l’occasion duquel les
cultures communiquent et s’enrichissent mutuellement, le patrimoine local est
valorisé et de vrais programmes de développement sont lancés qui ont un impact
positif durable dans la vie des populations bien après la fin du cérémonial.
L’appui dont a bénéficié l’artisanat procède de la même logique. En effet, le
Gouvernement a instauré des journées nationales de sensibilisation et de
concertation sur ce riche patrimoine et sur les conditions requises pour sa
promotion et sa valorisation. Dans ce cadre, plusieurs commissions ont été
mises sur pied pour étudier les voies et moyens à même de permettre l’atteinte
de ces objectifs. Par ailleurs, la dernière édition du Festival des Villes
Anciennes a vu la pose de la première pierre du village de l’artisanat à
Chinguetti.
En outre, le département concerné a organisé des ateliers de formation aux
métiers du céramique au profit de 300 personnes et a lancé une étude en vue de
diagnostiquer l’état de la filière de la teinture et de proposer des solutions
pour son développement. Il a également conçu un schéma de refondation d’une
foire nationale de l’artisanat conforme aux standards internationaux et a
finalisé l’étude institutionnelle relative à la création d’une usine de
tannerie et des métiers connexes.
Sur un plan plus général, le Gouvernement a engagé le processus de formulation
d’une stratégie nationale pour le développement de l’artisanat.
Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements de Son Excellence le
Président de la République tendant à promouvoir la diversité culturelle et à
mettre la culture au service du développement économique et social du pays, on
note la création de trois festivals culturels nationaux organisés, alternant
entre les capitales régionale. Il s’agit du :
– Festival National de la Poésie (en arabe et en langues nationales);
– Festival National du Patrimoine Musical et des Arts du Spectacle
– Festival National des Sports Traditionnels.
Dans le même registre, le Gouvernement a organisé le festival national du
théâtre et a apporté son appui à l’organisation de treizième édition du
festival annuel de la littérature mauritanienne.
En plus de cette série de festivals, le dispositif dédié à la promotion des
arts traditionnels et des beaux-arts dans notre pays sera bientôt
significativement renforcé par la création du prix de Son Excellence le
Président de la République pour les arts ainsi que par le lancement du
processus devant aboutir à la prise de mesures à même de favoriser l’émergence
d’un cinéma national qui mérite ce nom.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Tels étaient les principaux éléments du bilan de l’action du Gouvernement et
les grandes lignes de son programme pour l’année en cours.
Les réalisations importantes, les mesures concrètes et les perspectives
prometteuses énumérées dans cet exposé ne constituent, de notre point de vue,
que l’amorce de la mise en œuvre du programme très ambitieux dont les grandes
lignes ont été tracées par Son Excellence Le Président de la République,
Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, lorsqu’il a pris l’engagement devant le
peuple mauritanien, de travailler « pour que chaque mauritanienne et chaque
mauritanien se sente fier d’appartenir à ce pays, de profiter de ses richesses
et de vivre dignement et paisiblement sur son beau territoire. »
Autant je suis pleinement conscient que vous partagez avec moi, vous les
représentants de notre fier peuple, le sentiment de l’ampleur des défis
auxquels nous faisons face pour atteindre cet objectif, autant je suis sûr que
vous portez, au même degré, toute la fierté de cette noble mission qu’Allah
nous a choisis pour en porter la charge ; la mission de participer à la
construction et à la prospérité de notre cher pays. Et vous n’êtes pas sans
savoir que pour s’en acquitter comme il se doit, le Gouvernement est tenu de
collaborer fermement avec votre auguste Assemblée dans un partenariat efficace
et positif.
Et pour ce faire, je suis heureux de vous assurer aujourd’hui notre besoin de
votre ferme soutien aux réformes et plans d’actions que comporte le programme
du Gouvernement, de votre accompagnement actif par la critique constructive et
la surveillance efficiente. Et nous vous assurons que notre main restera tendue
pour dialoguer avec vous et avec toutes les composantes de la scène politique
nationale, autours de tout ce qui peut améliorer le travail du Gouvernement,
afin de garantir l’atteinte des objectifs attendus de toutes les politiques
suivies par les pouvoirs publics, qui n’est autre « que d’édifier un
développement général et durable qui répond aux attentes de toutes les
composantes du peuple mauritanien ».
Pour y arriver le plus rapidement possible, et pour répondre aux urgences de la
situation difficile où se trouvent nos concitoyens, Son Excellence le Président
de la République va lancer aujourd’hui un programme multidimensionnel, qui sera
suivi par d’autre programmes similaires Inchallah.
Le Gouvernement est engagé à relever les défis présents, à corriger les
défaillances structurelles à travers des réformes sérieuses et efficientes
d’une part, et à transformer, d’autre part, les grandes opportunités qu’offrent
les bonnes perspectives d’avenir dans tous les domaines en réalisations
concrètes qui servent les citoyens et garantissent un avenir radieux à notre
chère patrie.
Que le salut d’Allah et Sa bénédiction soient sur vous »


