Escalade au Proche-Orient : Dimona frappée par des missiles iraniens, plus de 50 blessés signalés

arriyada: Une pluie de missiles iraniens s’est abattue ce samedi sur Israël, touchant de plein fouet la ville de Dimona, dans le sud du pays. Selon les services de secours israéliens, le bilan provisoire s’élève à 51 blessés, tandis qu’un immeuble s’est effondré après avoir été directement impacté.

Les sirènes d’alerte ont retenti sur une vaste zone géographique, s’étendant du Néguev au sud jusqu’à la Galilée au nord. La chaîne israélienne Channel 12 rapporte que des impacts et des chutes de débris ont été recensés sur douze sites différents à l’intérieur de Dimona. Le maire de la ville a confirmé l’ampleur des dégâts, alors que la défense aérienne a intercepté plusieurs projectiles.

Représailles après l’attaque de Natanz

Cette offensive d’envergure, baptisée « Vague 72 » par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), intervient en réponse à une attaque menée plus tôt dans la journée contre le complexe nucléaire de Natanz. Téhéran impute cette opération à une action conjointe des États-Unis et d’Israël. Bien que l’Organisation iranienne de l’énergie atomique ait assuré qu’aucune fuite radioactive n’avait été détectée à Natanz, la riposte militaire ne s’est pas fait attendre.

La télévision d’État iranienne a confirmé que les forces aérospatiales ont utilisé des missiles de précision de type « Qadr » et « Emad ». Le CGRI a également affirmé avoir ciblé la Ve flotte américaine dans la région, revendiquant une « supériorité balistique totale » dans le ciel des territoires occupés.

Vers une guerre totale des infrastructures ?

L’escalade semble franchir un nouveau palier rhétorique et opérationnel. Le quartier général militaire iranien « Khatam al-Anbiya » a prévenu que toute frappe contre les infrastructures iraniennes entraînerait des représailles contre des cibles israéliennes « encore plus vitales ».

Sur le plan défensif, Téhéran affirme avoir pris pour cible un chasseur F-16 israélien au-dessus du centre de l’Iran et avoir abattu un drone hostile dans l’espace aérien de la capitale.

Une menace étendue au transport maritime

Des sources militaires citées par l’agence Tasnim indiquent que Téhéran a élevé son niveau d’alerte à son maximum. Au-delà des frappes directes, l’Iran brandit la menace d’étendre le conflit aux voies maritimes stratégiques, notamment au détroit de Bab al-Mandab et en mer Rouge, via des « opérations surprises ».

Alors que de nouvelles vagues de missiles sont annoncées par le commandement iranien pour les heures à venir, la région bascule dans une incertitude sécuritaire sans précédent.