Marchés de bétail à Nouakchott : Flambée « fulgurante » des prix et baisse de qualité au premier jour de l’Aïd

Arriyada : À l’heure des célébrations de l’Aïd el-Fitr, les marchés de bétail de la capitale ont affiché une réalité contrastée. Entre une flambée « fulgurante » des prix et une dégradation notable de la qualité du cheptel, le mécontentement des citoyens a marqué cette journée festive.

Une affluence en deçà des attentes Alors qu’un pic d’activité était escompté, l’affluence est restée relativement « timide ».

Bien que le marché conserve une certaine dynamique apparente, vendeurs et observateurs s’accordent à dire que le volume des transactions demeure bien inférieur aux niveaux des années précédentes, freiné par la cherté de l’offre.

État des lieux des prix (Ouguiya ancienne) :

  • Bétail ordinaire : environ 45 000 MRO.
  • Gamme moyenne : autour de 50 000 MRO.
  • Haute qualité : entre 100 000 et 120 000 MRO.

Le paradoxe Prix-Qualité La principale source d’indignation réside dans le décalage entre les tarifs exigés et l’état sanitaire des bêtes, souvent jugées amaigries ou en mauvaise condition. Face à cette donne, certains consommateurs se sont repliés vers l’achat de veaux, malgré des prix qui restent élevés, comme le souligne le vendeur Mamoudou Jah.

Le recours à la « Kar’a » Le marché des découpes, connu localement sous le nom de « Kar‘a », s’est imposé comme solution de repli pour les ménages à revenu modeste. Toutefois, l’inflation n’a pas épargné ce segment : la pièce atteint désormais 20 000 MRO, tandis que le format dit « Sam » se négocie autour de 10 000 MRO.

Sécurisation des transactions En parallèle, un dispositif sécuritaire renforcé a été déployé. Les forces de police ont assuré une présence visible dans et autour des points de vente, garantissant la protection des citoyens et de leurs biens contre d’éventuels vols durant cette période de forte affluence.

Appel à la régulation Face à ce que beaucoup qualifient de « désordre du marché », plusieurs citoyens ont lancé un appel pressant aux autorités compétentes pour une régulation stricte des prix, afin de préserver le pouvoir d’achat des familles et de garantir l’accès au sacrifice de l’Aïd.