Arriyada : Dans une analyse exhaustive de l’échiquier de développement national, le Premier ministre, Monsieur Moctar Ould Diay, a présenté une moisson de chiffres édifiants sur l’état d’avancement du programme présidentiel « Mes Ambitions pour la Patrie ». Un bilan qui confirme que la Mauritanie traverse un tournant historique, porté par une volonté politique ferme de résorber les disparités décennales tout en finançant sa souveraineté économique par des ressources propres.
Loin d’être un simple inventaire comptable, la déclaration du Premier ministre résonne comme l’acte de naissance d’un pays transformé en un vaste chantier à ciel ouvert. Avec 2 609 chantiers répartis sur les communes de onze wilayas, le gouvernement consacre le concept d’« équité spatiale ». De l’édification de plus de 3 000 salles de classe à la construction de dizaines de barrages et d’infrastructures sanitaires, l’État s’attaque à l’enclavement des profondeurs du pays avec la même vigueur déployée pour la modernisation de la capitale, Nouakchott.
Affichant une confiance macroéconomique notable, Ould Diay a révélé que l’État a atteint le stade du « plein respect » de ses engagements envers ses partenaires économiques. L’ère des factures impayées semble révolue, rétablissant ainsi la confiance dans le marché national. Cette stabilité a permis à plus de 300 entreprises mauritaniennes de s’intégrer dans le cycle de construction, sous l’égide d’un système de classification équitable et transparent. Parallèlement, une « révolution silencieuse » s’opère via la numérisation de l’administration, visant à déraciner la corruption et à garantir l’égalité devant le service public.
Le Premier ministre a synthétisé la vision du Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, par une stratégie dite des « fronts intégrés ». Celle-ci repose sur un équilibre méticuleux entre le lancement de grands projets structurants (ponts, centrales énergétiques, canaux d’irrigation) et une politique de « discrimination positive » en faveur des populations vulnérables, restées trop longtemps en marge de la lumière et des services de base.
Ould Diay a conclu son exposé par une franchise politique rare, qualifiant le chemin de la réforme de « solitaire et semé d’embûches », une allusion directe à la résistance des mentalités et aux vestiges du passé. Toutefois, il a réaffirmé avec fermeté que cette voie, bien qu’escarpée, demeure l’unique passage sécurisé vers une cité moderne et démocratique.
Pour lui, la construction de la nation est une « responsabilité collective » qui exige l’union sacrée de toutes les élites nationales.



