Le texte entériné en décembre prévoit notamment l’intervention de la Monusco pour une mission de surveillance sur le terrain en vue de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu « permanent ».
Cette mission qui doit durer jusqu’au 27 février « constitue un prélude essentiel au déploiement futur du mécanisme conjoint de suivi du cessez-le-feu », selon ce texte. L’initiative « se concentre sur la préparation du terrain en évaluant l’accès, la sécurité, la logistique et les besoins d’engagement, afin de garantir le fonctionnement efficace du mécanisme », précise ce document.
En janvier, le M23 a retiré ses dernières troupes d’Uvira, répondant selon lui à une demande américaine, et affirmé placer la ville sous la responsabilité de la communauté internationale. L’armée congolaise avait annoncé reprendre le contrôle de la cité lacustre dans la foulée.
La base des Casques bleus la plus proche d’Uvira se trouve à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu tombée aux mains du M23 en janvier 2025, et dotée d’un aéroport fermé depuis lors, que la Monusco a déclaré souhaiter utiliser pour préparer un éventuel déploiement à Uvira.
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L’Angola, autre médiateur du conflit dans l’Est, a proposé à Kinshasa et M23 de respecter un cessez-le-feu à compter du 18 février, mais les combats ont repris après une précaire accalmie, dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, selon des sources locales. Les deux parties se sont mutuellement accusées d’avoir violé le cessez-le-feu à de multiples reprises.
Selon le communiqué de la Monusco, « la configuration de tout déploiement ultérieur » à Uvira sera déterminée notamment par « les garanties de sécurité ».