La CEDEAO maintient les sanctions contre le Mali et menace de punir la Guinée et le Burkina Faso

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest « CEDEAO » a décidé de maintenir ses sanctions imposées au Mali, en raison du retard pris dans le processus de remise du pouvoir aux civils par les militaires.

 La CEDEAO a appelé les autorités de transition au Mali à « respecter le calendrier de transition recommandé de 12 à 16 mois » avant d’organiser des élections et de remettre le pouvoir à un président élu.

 Elle a annoncé lors d’un sommet extraordinaire tenu vendredi dans la capitale ghanéenne, Accra, qu’elle succéderait à la Guinée Conakry « si elle ne présentait pas un calendrier acceptable pour le transfert du pouvoir avant fin avril 2022 ».

 Le groupe ouest-africain a également décidé de punir le Burkina Faso si la junte militaire au pouvoir ne libérait pas l’ancien président du pays, Roc Marc Christian Kabore d’ici le 31 mars 2022, selon la déclaration finale du sommet.

 La CEDEAO a estimé qu’en cas de non-respect de ces exigences, elle imposerait des « sanctions aux membres du gouvernement et du Conseil national de transition » en Guinée, et les autorités de transition au Burkina Faso encourraient des « sanctions individuelles », s’ils redusen d’obéir aux demandes qui lui sont adressées.