Alors que le 17 mai 2020, l’Afrique du Sud enregistrait la plus forte progression du nombre de cas de Covid-19 (+ 1 160) depuis le début de l’épidémie en mars, avec un total de 15 515 cas, elle comptait également 263 morts. Une évolution qui oblige les autorités à réfléchir à la protection des eaux souterraines face à l’augmentation prévisible des enterrements partout dans le pays.
La pandémie « est un signal d’alarme« , prévient Pepe Dass, président de la South African Cemeteries Association (SACA), une organisation à but non lucratif administrée et gérée par des responsables municipaux. « Si nous choisissons des sites d’enfouissement susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement, sans plans d’atténuation, il y a un risque élevé de contamination des eaux souterraines », s’est-il inquiété auprès de la Fondation Thomson Reuters.
Dix enterrements par jour dans un même cimetière, une épreuve pour l’environnement
Pour l’instant, les chercheurs savent peu de choses sur la durée de survie du nouveau coronavirus dans l’eau, mais le gouvernement sud-africain ne veut prendre aucun risque. Son principal souci en la matière : éviter les enterrements non ou mal planifiés qui pourraient répandre le coronavirus ou d’autres éléments insalubres dans les approvisionnements en eau.


