En pleine crise liée au coronavirus et en plein mois de ramadan, les gouvernements du Maghreb veillent au grain. Objectif : empêcher des pénuries ou la flambée des prix.
Ils font partie de la rare catégorie de travailleurs qui voit sa charge de travail décuplée ces jours-ci. De Rabat à Tunis, les employés de la répression des fraudes sont chargés d’une mission délicate : écumer les marchés et les commerces pour s’assurer que les prix ne flambent pas. À la veille du ramadan, la menace d’une insécurité alimentaire, décuplée par la pandémie de Covid-19, a affolé les gouvernants.
Leur crainte a été nourrie par un début de pénurie de farine et de semoule, deux produits incontournables dans les cuisines du Maghreb. Au point qu’en Algérie le gouvernement a temporairement interdit aux minoteries la vente directe au consommateur, réservant le monopole de la distribution aux commerçants détaillants et limitant les quantités d’achats pour chaque client. En Tunisie, le tarissement du marché a provoqué des mouvements protestataires. Un mois plus tard, la semoule n’est plus une denrée rare.


