Il aura fallu plus de trois ans et demi après le référendum sur le Brexit pour que le Royaume-Uni quitte les institutions européennes. Le 1er février, ce sera chose faite. A la Commission, cela fait déjà plusieurs mois que Londres n’a plus de représentant. Au Parlement de Strasbourg, les 73 eurodéputés britanniques auront plié bagage. Et autour de la table du conseil, où se réunissent les dirigeants européens, pour la première fois dans l’histoire de la construction communautaire, on comptera une chaise de moins.
A quoi ressemblera l’Europe à vingt-sept ? La perte est d’abord numérique, alors que l’Union européenne (UE) va se voir amputée de66 millions d’habitants, d’un important contributeur à son budget et de plus de 15 % de son produit intérieur brut (PIB). Pour reprendre les mots de la chancelière allemande, Angela Merkel, le Royaume-Uni sera dorénavant un « concurrent à notre porte ».
D’un point de vue géopolitique aussi, le Brexit a un lourd coût pour l’Europe, puisque, avec la France, le Royaume-Uni est jusqu’au 31 janvier l’un des deux pays membres de l’UE à être une puissance nucléaire militaire et à avoir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.


