Le président Abdelmadjid Tebboune a accordé un entretien, retransmis à la télévision, à huit responsables de médias publics et privés. Une manière de se démarquer de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika – dont les relations avec les journalistes étaient exécrables -, même si les entraves à la liberté de la presse restent nombreuses en Algérie.
En vingt ans de pouvoir, son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika n’avait jamais reçu de représentants de médias algériens. Près d’un mois après son investiture à la magistrature suprême, le président Abdelmadjid Tebboune semble vouloir incarner la rupture.
Le nouvel homme fort du pays, au cours de sa campagne électorale, avait promis d’organiser des rencontres régulières avec la presse afin d’« éclairer l’opinion publique nationale sur les questions de l’heure aux plans interne et externe ».
Promesse tenue. Le nouveau locataire du palais d’El Mouradia a reçu dans son bureau huit patrons de médias pour se prêter à un exercice de questions-réponses, le 22 janvier. Face à lui, les directeurs de l’EPTV, la télévision publique, des chaînes privées El Bilad et El Hayet, ainsi que les directeurs de la publication des quotidiens El Moudjahid, El Khabar, Echorkouk El Yawmi, Le Soir d’Algérie et Le Quotidien d’Oran.


