Trois jours après l’assassinat du général, l’un des hommes forts du régime iranien, les menaces de ripostes se multiplient entre Téhéran et Washington, tandis que les Européens tentent d’apaiser les tensions.
Estimée à « plusieurs millions » par la télévision d’Etat iranienne, la foule alterne moments de recueillement et explosions de colère, aux cris de « Mort à l’Amérique ! » Ebrahim Noroozi / AP
Menaces, promesses de vengeance, appels à la désescalade… Le contexte au Moyen-Orient reste explosif trois jours après l’assassinat de Ghassem Soleimani, l’un des hommes forts du régime iranien, tué vendredi en Irak dans une attaque de drone menée par les Etats-Unis.
La journée de lundi s’est terminée dans la confusion côté américain. Une lettre émanant du commandement militaire en Irak prévenant Bagdad d’un redéploiement des forces américaines a été envoyée par erreur à quelques leaders militaires irakiens. « C’était un projet [de lettre] non signé, a expliqué le chef d’état-major, le général Mark Milley. Il n’aurait jamais dû être envoyé. C’est une erreur commise en toute bonne foi. »
Dans ce projet de lettre, le général William Seely, commandant des opérations militaires américaines en Irak, expliquait au commandement militaire irakien que Washington était en train de « repositionner » les forces de la coalition antidjihadistes dans le but d’« un retrait de l’Irak de manière sécurisée et efficace ». Selon le chef du Pentagone, Mark Esper, les Etats-Unis redéploient leurs troupes en Irak mais ne quittent pas le pays : « Cette lettre ne correspond pas à notre état d’esprit aujourd’hui. »


